Aide supplémentaire du Canada pour la lutte contre la violence sexuelle dans le conflit avec l’EI

0
Le ministre Nicholson a souligné l’engagement du Canada à protéger les femmes et les filles de la violence sexuelle lors d’une rencontre bilatérale tenue à Québec en marge du sommet sur la lutte contre l'EI avec la représentante spéciale du secrétaire général de l'ONU pour la question des violences sexuelles commises en période de conflit, Zainab Hawa Bangura. (Compte Twitter/@endrapeinwar)
Le ministre Nicholson lors d’une rencontre bilatérale à Québec en marge du sommet sur la lutte contre l’EI avec la représentante spéciale du secrétaire général de l’ONU pour la question des violences sexuelles commises en période de conflit, Zainab Hawa Bangura. (Compte Twitter/@endrapeinwar)

À Québec pour la réunion des directeurs politiques de la coalition contre l’État islamique, le ministre canadien des Affaires étrangères, Rob Nicholson, a annoncé ce mercredi 29 juillet une aide supplémentaire de 8 millions $ CAD pour lutter contre la violence sexuelle et sexiste dans les conflits.

Le ministre Nicholson a souligné l’engagement du Canada à protéger les femmes et les filles de la violence sexuelle et sexiste lors d’une rencontre bilatérale tenue à Québec en marge du sommet sur la lutte contre l’EI avec la secrétaire générale adjointe des Nations Unies et représentante spéciale du secrétaire général chargée de la question des violences sexuelles commises en période de conflit, Mme Zainab Hawa Bangura.

En avril 2015, Mme Bangura s’est rendue en Iraq et en Syrie, de même qu’en Jordanie, au Liban et en Turquie, des pays voisins, pour y recueillir les témoignages de survivantes des crimes sexuels et sexistes atroces commis par l’EI qui se sert des crimes sexuels comme armes dans son combat. Elle a élaboré une stratégie à plusieurs volets qui fera l’objet de discussions avec les délégations qui assistent à la réunion des directeurs politiques de la coalition contre l’EI, le 30 juillet 2015, à Québec.

«La violence sexuelle et sexiste persistante et généralisée, principalement contre les femmes et les filles, est utilisée à des fins stratégiques pour semer la terreur parmi les minorités ethniques et religieuses ainsi que les personnes LGBT, et elle constitue une violation grave des droits de la personne et une atteinte à la dignité humaine.», a renchéri le chef de la diplomatie canadienne.

La campagne pour mettre fin à la violence sexuelle et sexiste dans les conflits est une priorité du gouvernement du Canada, affirme le communiqué des Affaires étrangères qui annonce l’aide supplémentaire canadienne.

La violence contre les femmes et les filles, en particulier, est l’une des violations des droits de la personne les plus répandues dans le monde. Pour les victimes, elle a de profondes conséquences non seulement physiques mais aussi psychologiques et sociales, en plus d’être un facteur de risque pour d’autres problèmes de santé physique et mentale.

La violence contre les femmes les empêche en outre de empêche aussi de participer au redressement de leur collectivité et au rétablissement des moyens de subsistance à la suite d’un conflit armé.

En 2013, le Canada a été parmi les 140 pays signataires de la Déclaration d’engagement concernant l’élimination de la violence sexuelle en temps de conflit des Nations Unies et il a participé à une conférence d’appel à l’action pour protéger les filles et les femmes dans les situations d’urgence.

En juin 2014, le Canada a participé au Sommet mondial pour mettre fin aux violences sexuelles dans les conflits, dont le Royaume-Uni était l’hôte.

En octobre 2014, le Canada s’est engagé à consacrer 10 millions de dollars à la répression de la violence sexuelle et sexiste dans des zones touchées par le soi-disant État islamique en Iraq et en Syrie (EIIS), pour offrir des services et un soutien aux victimes et pour aider à traduire en justice les responsables.

En avril 2015, le Canada a annoncé l’affectation de 5,4 millions de dollars à des programmes de lutte contre la violence sexuelle et sexiste, grâce au Fonds pour la paix et la sécurité mondiales.


« Je serai leur voix » (United nations)

Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

Les commentaires sont fermés.