Burundi: un mort à Bujumbura après une nuit de violences armées

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Des membres des Imbonerakure, l'organisation de jeunesse du parti au pouvoir au Burundi, face à des manifestants hostiles au président Pierre Nkurunziza, le 25 mai 2015 à Bujumbura. (Archives/Carl de Souza/AFP)
Des membres des Imbonerakure, l’organisation de jeunesse du parti au pouvoir au Burundi, face à des manifestants hostiles au président Pierre Nkurunziza, le 25 mai 2015 à Bujumbura. (Archives/Carl de Souza/AFP)

Une personne a été tuée par balle à Bujumbura dans la nuit de vendredi à samedi, marquée par des tirs nourris et une série d’attaques à la grenade, a-t-on appris auprès de la police et de témoins.

Selon plusieurs témoins interrogés par l’AFP, une personne a été tuée quand la police a ouvert le feu après avoir été la cible d’une dizaine d’attaques à la grenade dans différents quartiers de la ville.

Il y a eu des attaques coordonnées qui ont visé des patrouilles de police et des positions des forces de l’ordre. Heureusement il n’y a pas eu de dégâts, a indiqué à l’AFP un haut responsable de la police sous couvert de l’anonymat.

Le Burundi est plongé dans une crise politique profonde depuis fin avril et la candidature du président Pierre Nkurunziza à un troisième mandat est jugé anticonstitutionnel par l’opposition, la société civile et l’Église catholique.

Cette crise a fait plus de 70 morts et a poussé quelque 140.000 Burundais à se réfugier dans les pays voisins.

Le premier tour de l’élection présidentielle est prévu le 15 juillet mais il pourrait être reporté de quelques jours.

Les autorités burundaises ont annoncé vendredi avoir demandé à la Commission électorale de travailler à un report de la présidentielle mais pas au-delà du 26 juillet.

Réunis le 6 juillet à Dar es Salaam, les chefs d’Etat de la Communauté est-africaine (EAC) avaient demandé que la présidentielle soit repoussée au 30 juillet, afin de donner le temps au président ougandais Yoweri Museveni, nommé médiateur dans la crise burundaise, de mener un dialogue avec les différentes parties.

C’est désormais au président Nkurunziza de fixer par décret la nouvelle date de l’élection.

L’opposition a annoncé qu’elle boycottait l’ensemble du processus électoral, entamé avec les législatives et communales du 29 juin, dénonçant un simulacre.

La communauté internationale juge que le climat actuel au Burundi ne permet pas des élections crédibles. Les autorités burundaises sont restées sourdes à ses appels à reporter les législatives, remportées de façon écrasante par le CNDD-FDD du président Nkurunziza.

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