Colombie: la trêve des Farc durera jusqu’au 20 novembre, affirme le président colombien

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Le président colombien, Juan Manuel Santos, en entrevue sur la chaîne locale RCN le 15 juillet (Compte Twitter/@CGurisattiNTN24 )
Le président colombien, Juan Manuel Santos, en entrevue sur la chaîne locale RCN le 15 juillet (Compte Twitter/@CGurisattiNTN24 )

Le président colombien Juan Manuel Santos a assuré mercredi que la trêve unilatérale d’un mois des Farc, qui doit débuter lundi, a été étendue à quatre mois, un nouveau signe positif après l’annonce d’un accord inédit pour apaiser le conflit le plus ancien d’Amérique latine.

« Elle est étendue à quatre mois, jusqu’au 20 novembre, a déclaré le président à propos de ce cessez-le-feu des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), principale rébellion du pays », lors d’un entretien avec la chaîne locale de télévision RCN.

Cette décision ferait partie de l’accord historique annoncé dimanche entre le gouvernement et la guérilla pour une désescalade du conflit, qui prévoit une réduction des opérations de l’armée pour la première fois depuis l’ouverture de pourparlers de paix fin 2012 à Cuba.

La rébellion avait ouvert la voie à cet accord la semaine dernière, en annonçant une nouvelle trêve unilatérale, prévue pour une période initiale de 30 jours à partir du 20 juillet.

Des sources de la guérilla à Cuba, où sont menées les négociations de paix, ne confirmaient ni n’infirmaient mercredi l’extension de cette trêve à quatre mois, renvoyant au texte de l’accord conclu dimanche, qui ne stipule aucune durée pour ce cessez-le-feu unilatéral.

Lors du même entretien, le président Santos a assuré qu’avant le début de cette trêve, le lieutenant Cristian Mocoso, retenu en otage par la guérilla marxiste, serait relâché.

« Avant le 20 juillet il sera libre », a-t-il affirmé, sans donné de détails sur les modalités de sa libération.

Dimanche, le président avait indiqué qu’il se donnait quatre mois pour décider s’il poursuivait le processus de paix, en fonction du respect de l’accord par les Farc.

Principale rébellion du pays avec près de 8.000 combattants selon les autorités, les Farc avaient déjà observé une trêve de cinq mois entre décembre et mai dernier, produisant une véritable accalmie sur le terrain.

Mais la rébellion avait repris les combats dans la foulée d’une série d’offensives de l’armée, générant des craintes au sein de la communauté internationale et des doutes du côté de l’opinion colombienne sur le bien-fondé des pourparlers.

Le 7 juillet, les quatre pays accompagnant le processus de paix – la Norvège, Cuba (pays garants), le Chili et le Venezuela (pays accompagnateurs) – s’étaient émus du regain des hostilités et avaient appelé à une désescalade urgente du conflit.

Les négociations de paix de La Havane sont destinées à régler le plus vieux conflit latino-américain, qui a fait officiellement en un demi-siècle quelque 220.000 morts et provoqué le déplacement de six millions de personnes.

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