Complot de Via Rail: une évaluation psychiatrique pour savoir si le Montréalais Esseghaier « déraille »

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Croquis d'audience réalisé par Atalante de Chiheb Esseghaier, accusé d'avoir voulu faire dérailler un train de voyageurs, comparaissant devant un tribunal de Montréal, le 23 avril 2013 (Photo: Atalante/AFP)
Croquis d’audience réalisé par Atalante de Chiheb Esseghaier devant un tribunal de Montréal, le 23 avril 2013, et condamné depuis pour avoir voulu faire dérailler un train de voyageurs, comparaissant (Archives/Atalante/AFP)

La Couronne demande une évaluation pour déterminer si le Montréalais Chiheb Esseghaier, condamné pour avoir comploté afin de faire dérailler un train de passagers de Via Rail, était apte à subir son procès et peut par conséquent se voir infliger une peine appropriée, rapporte aujourd’hui La Presse Canadienne.

La procureure Marcy Henschel a affirmé à l’audience de détermination de la peine, aujourd’hui jeudi 16 juillet, que la Couronne réclamerait une évaluation si le juge ne l’ordonne pas lui-même.

La docteure Lisa Ramshaw, qui a réalisé une évaluation psychiatrique de Chiheb Esseghaier, a dit plus tôt cette semaine dans son témoignage en cour croire que l’homme d’origine tunisienne n’état pas apte à subir son procès car, à son avis, il est probablement schizophrène.

Me Henschel a soutenu que la preuve montrait des motifs raisonnables de mener une autre évaluation et de désigner un conseiller juridique pour Chiheb Esseghaier, qui s’est défendu seul avec un ami de la cour, incapable de trouver un avocat qui aurait accéder à son désir de se défendre selon les principes du Coran, mais en ignorant le droit canadien.

Chiheb Esseghaier et Raed Jaser ont été reconnus coupables par un juré sous plusieurs chefs d’accusation, en mars dernier, pour avoir comploté dans le but de faire dérailler un train de passagers entre New York et Toronto, au profit d’un groupe terroriste.

Ils risquent maintenant la perpétuité pour le chef de complot en vue de commettre un meurtre dans un dessein terroriste.

Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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