Jour 2 à la 99e marche de Nimègue avec l’équipe du 34e Groupe-brigade du Canada (PHOTOS/VIDÉO)

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Pour le deuxième jour de la 99e édition de la Marche de Nimègue, c’est un parcours de 37,6 kilomètres qui attendaient les militaires canadiens. 45eNord.ca s’est entretenu aujourd’hui avec les membres de l’équipe du 34e Groupe-brigade du Canada après celle d’Ottawa hier.

Pour le caporal-chef Yves Brabant, du 2e Bataillon Royal 22e Régiment présentement affecté au Régiment de Maisonneuve, la cohésion du groupe est ce qui l’a vraiment décidé et marqué. «Cela fait 3-4 mois qu’on s’est entraînés tous ensemble et ça a créer une bonne cohésion. […] Au bout de deux jours de marche il y a un épuisement naturel, mais le moral est excellent. Notre contingent s’est refusé à avoir des écouteurs car cela enlève de la cohésion». Décrivant un peu certains moment marquant pour 45eNord.ca, le caporal-chef Brabant se rappelle du départ du 1er jour et de l’arrivée au 2e jour.

«La première fois, on est rentré dans la ville de Nimègue vers 5h du matin et il y avait déjà 200-250 personnes qui étaient là à nous applaudir, nous remercier et nous souhaiter bonne chance! Aujourd’hui, on a fini vers 14h et il y avait plusieurs milliers de personnes dans les rues. Les gens criaient dès qu’ils voyaient un nouveau contingent, c’était très festif».

La générosité des Néerlandais n’est pas une légende. «Ils sont très très très accueillants et généreux», dit le caporal-chef Brabant, précisant que certains installent des systèmes de son, des tables, distribuent de l’eau, des fruits, de la nourriture… «Quand il y a de la bonne musique… on danse!» lance Yves Brabant.

Le caporal-chef François Chalifoux, du Régiment de Maisonneuve se dit frapper de cette ambiance de Nimègue. «L’accueil des gens est incroyable. On nous encourage, on ne passe jamais inaperçus. Il y a ici un très grand respect pour les Canadiens», a-t-il indiqué à 45eNord.ca peu après la fin du deuxième jour de marche.

Op Nijmegen 15- Day 2Réveillés au clairon et levés à 4h15 du matin, les Canadiens à Nimègue ont pris leur déjeuner avant de préparer leurs affaires et commencer leur deuxième journée dès 6h. «On se regroupe par contingent, puis on part au pas cadencé, on chante des chansons, et environ un kilomètre plus loin, les équipes se séparent», explique le caporal-chef Chalifoux qui se dit frapper de la diversité des contingents. Avec plus d’une cinquantaine de nations représentées et environ 5.000 militaires, «c’est frappant de voir tous ces uniformes différents, ces cultures différentes, mais qu’au final on est tous semblables, on se dirige tous vers le même objectif qu’on soit Français, Hollandais ou Canadiens». En cette deuxième journée de marche, 894 participants auront abandonnés. Il en reste donc 41.093 sur les 42.684 qui ont pris le départ. Demain, jeudi 23 juillet, pour la troisième journée de la marche, les membres des Forces armées canadiennes marcheront exactement 40 kilomètres et présenteront leurs respects à ceux tombés au combat au cimetière militaire canadien de Groesbeek, le lieu de dernier repos de 2.338 soldats et aviateurs canadiens qui sont mort au combat afin de libérer les Pays-Bas en 1944 et 1945. Ce sera sans nul doute une journée intense pour les deux caporaux-chefs, passionnés d’histoire.

Fondateur de 45eNord.ca, Nicolas est passionné par la «chose militaire». Il suit les Forces armées canadiennes lors d'exercices ou d'opérations, au plus près de l'action. #OpNANOOK #OpATTENTION #OpHAMLET #OpREASSURANCE #OpUNIFIER #OpIMPACT #OpLENTUS

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