Le Canada lance un autre «levé scientifique» pour appuyer ses revendications territoriales dans l’Arctique

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Des scientifiques de la Commission géologique du Canada et du Service hydrographique du Canada monteront donc à bord NGCC Louis S. St-Laurent pour recueillir des données sur le fond marin du bassin eurasien qui se trouve du côté est de la dorsale Lomonosov, a annoncé le 24 juillet le ministre des Affaires étrangères Rob Nicholson.(Archives/Garde côtière canadienne)
Des scientifiques de la Commission géologique du Canada et du Service hydrographique du Canada monteront donc à bord NGCC Louis S. St-Laurent pour recueillir des données sur le fond marin du bassin eurasien qui se trouve du côté est de la dorsale Lomonosov, a annoncé le 24 juillet le ministre des Affaires étrangères Rob Nicholson.(Archives/Garde côtière canadienne)

Le Canada lance un autre «levé scientifique» pour la présentation relative au plateau continental étendu de l’Arctique. Un levé est nécessaire pour compléter notre présentation de l’Arctique à la Commission des limites du plateau continental.

Un État côtier a droit à la partie du plateau continental qui s’étend jusqu’à 200 milles marins de sa côte, mais il peut aussi réclamer la partie du plateau continental qui se trouve au-delà des 200 milles marins dans la mesure où la zone sous-marine qui s’étend au-delà de sa mer territoriale peut être considérée comme une prolongation naturelle de son territoire terrestre.

Le Canada et la Russie se disputent notamment la souveraineté du Pôle Nord. En définissant l’étendue de leurs plateaux continentaux, la Russie et le Canada, ainsi que les trois autres États riverains de l’Arctique (Danemark, Norvège, États-Unis), lorgnent les gisements d’hydrocarbures que renfermerait le sous-sol du Pôle Nord.

C’est la Commission des limites du plateau continental qui doit statuer sur cette question. Créée en vertu de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer (UNCLOS), la Commission des limites du plateau continental est composée de 21 experts en géophysique, en hydrographie et en géologie qui étudient les présentations des États côtiers et formulent des recommandations relatives à l’emplacement des limites extérieures du plateau continental de chacun.

En décembre 2013, le gouvernement du Canada a fourni à la Commission des limites du plateau continental des renseignements préliminaires relatifs aux limites extérieures de son plateau continental dans l’océan Arctique. Le Canada remettra à la Commission sa présentation une fois que les données recueillies auront été analysées et que la présentation sera rédigée.

Le Canada prépare donc maintenant sa présentation en vertu de la UNCLOS, qui fixe les critères et le processus en vue d’établir les limites extérieures et d’obtenir leur reconnaissance par la communauté internationale.

Pour ce faire, le Canada lance un levé scientifique qui fournira des données importantes pour étayer la présentation du Canada relative au plateau continental de l’Arctique, a annoncé ce 24 juillet le ministre des Affaires étrangères,Rob Nicholson. Un autre levé avait déjà été mené en août et septembre 2014 à cette même fin.

Des scientifiques de la Commission géologique du Canada et du Service hydrographique du Canada monteront donc à bord du navire de la Garde côtière canadienne (NGCC) Louis S. St-Laurent pour recueillir des données sur le fond marin du bassin eurasien qui se trouve du côté est de la dorsale Lomonosov.

«Ce levé scientifique est une étape de plus vers la concrétisation de la vision de notre gouvernement pour l’Arctique, y compris des frontières clairement établies et la reconnaissance de l’étendue totale du plateau continental du Canada dans l’océan Arctique.», a déclaré le chef de la diplomatie canadienne.

Le NGCC Louis S. St-Laurent partira d’Halifax et rejoindra le NGCC Terry Fox au large des côtes de Terre-Neuve-et-Labrador. Le NGCC Terry Fox accompagnera le NGCC Louis S. St-Laurent pour briser les glaces, et les deux navires iront jusqu’au port de Tromsø, en Norvège, pour prendre à leur bord le personnel scientifique et technique qui consacrera six semaines à la réalisation du levé dans l’océan Arctique. Les deux navires devraient être de retour à Kugluktuk, au Nunavut, le 17 septembre 2015.

Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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