Le commandant du 1er Bataillon du PPCLI accusé d’agressions sexuelles sur des cadets

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Quelques semaines avant que des accusations soient portées contre lui, le lieutenant-colonel Stalker commandant l'Unité d'intervention immédiate - Ouest, dans la lutte aux feux de forêts en Saskatchewan. (Cplc Mélanie Ferguson)
Quelques semaines avant que des accusations soient portées contre lui, le lieutenant-colonel Stalker commandant l’Unité d’intervention immédiate – Ouest, dans la lutte aux feux de forêts en Saskatchewan. (Cplc Mélanie Ferguson)

Le Service national des enquêtes des Forces canadiennes a porté aujourd’hui des accusations contre le lieutenant-colonel Mason Stalker, pour des gestes qu’il aurait commis sur des cadets de 1998 à 2007.

Âgé de 40 ans, le commandant du 1er Bataillon Princess Patricia’s Canadian Light Infantry, à Edmonton (Alberta), fait ainsi face aux accusations suivantes:

  • trois chefs d’agression sexuelle aux termes de l’article 271 du Code criminel du Canada;
  • quatre chefs d’exploitation sexuelle aux termes de l’article 153 du Code criminel du Canada;
  • un chef de contacts sexuels aux termes de l’article 151 du Code criminel du Canada;
  • un chef d’incitation à des contacts sexuels aux termes de l’article 152 du Code criminel du Canada;
  • un chef d’abus de confiance par un fonctionnaire public aux termes de l’article 122 du Code criminel du Canada.

L’enquête du Service national des enquêtes des Forces canadiennes porte sur une série d’incidents qui seraient survenus de 1998 à 2007 à Edmonton, en Alberta, alors que le militaire agissait à titre de mentor dans un corps de cadets de l’Armée, à Edmonton.

«Il s’agit d’accusations graves et importantes portées aux termes du Code criminel du Canada», a précisé le lieutenant-colonel Francis Bolduc, commandant du Service national des enquêtes des Forces canadiennes.

Quiconque aurait des renseignements concernant cette enquête est prié de communiquer avec le Service national des enquêtes des Forces canadiennes (Région de l’Ouest) au 1‑877‑233‑6066.

Une porte-parole au bureau du Grand Prévôt des Forces canadiennes a précisé à 45eNord.ca que l’officier a été relevé de ses fonctions durant le reste de l’enquête jusqu’au jugement.

La chute du lieutenant-colonel Stalker est d’autant plus impressionnante, vu ses états de services.

Celui qui était alors le major Stalker a servi comme officier des opérations du groupement tactique canadien, lors de l’Opération ARCHER, en Afghanistan, de janvier à août 2006. Travaillant dans un cadre coalisé, sous la surveillance d’un quartier général de brigade américain, il a su faire en sorte que la Force opérationnelle soit pleinement appuyée dans ses opérations contre les insurgés. Souvent avec peu de directives, il a prévu des besoins, obtenu des moyens de combat additionnels et coordonné leur acheminement au champ de bataille. Il a reçu la Médaille du service méritoire (division militaire).

Commandant du contingent canadien au Quartier régional du Commandement régional (Sud) et commandant en second du commandant général adjoint de septembre 2010 à octobre 2011, il était responsable des opérations dans la région la plus instable et violente de l’Afghanistan. Il a déployé des efforts qui se sont avérés essentiels au succès des opérations et il a largement contribué à repousser les insurgés. Là encore, il a reçu la Médaille du service méritoire (division militaire).

En août 2014, il a pris le commandement du 1er Bataillon du Princess Patricia’s Canadian Light Infantry.

Plus récemment, c’est lui qui a dirigé les efforts des Forces armées canadiennes dans la lutte contre les feux de forêts en Saskatchewan, en qualité de commandant de l’Unité d’intervention immédiate (Ouest).

Le 31 mai dernier, le lieutenant-colonel Stalker s’est rendu au Corps de cadets Rocky Mountain Rangers où il a déclaré alors: «Pour être un officier commandant, il s’agit avant tout de respecter des principes de bases. […] Travail d’équipe. Altruisme – en d’autres termes mettre les autres avant vous. Traiter les gens avec dignité et respect. Ne pas avoir peur du travail. Discipline… toutes ces ces petites choses qui sortent de la formation des cadets que vous ne réalisez que plus tard».

Fondateur de 45eNord.ca, Nicolas est passionné par la «chose militaire». Il suit les Forces armées canadiennes lors d'exercices ou d'opérations, au plus près de l'action. #OpNANOOK #OpATTENTION #OpHAMLET #OpREASSURANCE #OpUNIFIER #OpIMPACT #OpLENTUS

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