Le Secrétariat national Recherche et sauvetage passe sous la responsabilité de la Sécurité publique

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Un membre de l’équipage d’un hélicoptère CH-149 Cormorant surveille la scène d’un scénario d’écrasement d’avion pendant l’un des scénarios d’entraînement du SAREX qui ont eu lieu à Port Hardy, en Colombie-Britannique, du 2 au 5 mars 2015 (19e Escadre)
Un membre de l’équipage d’un hélicoptère CH-149 Cormorant surveille la scène d’un scénario d’écrasement d’avion pendant l’un des scénarios d’entraînement du SAREX à Port Hardy, en Colombie-Britannique, du 2 au 5 mars 2015 (Archives/19e Escadre)

Changements de structure, confirmation d’investissements, réitération de promesses, les annonces d’Ottawa sont de plus en plus marquées par la nécessité de faire bonne figure à l’approche des élections. Cette fois, c’est Le changement de ministère de tutelle du Secrétariat Secrétariat national Recherche et sauvetage qui fournit l’occasion de rappeler les investissements dans le système de satellite et de réitérer les promesses de renouveler l’équipement des services de sauvetage.

Le Secrétariat national Recherche et sauvetage du ministère de la Défense nationale passe en effet sous la responsabilité de Sécurité publique Canada ont annoncé vendredi 24 juillet, le ministre de la Défense Jason Kenney et Steven Blaney, le ministre de la Sécurité publique et de la Protection civile, la Défense retenant toutefois son rôle dans l’exécution des opérations aériennes.

Le transfert du Secrétariat national Recherche et sauvetage du ministère de la Défense nationale à Sécurité publique Canada est en vigueur dès maintenant.

« Il fait suite à la livraison des services de SAR au Canada et contribuera à l’amélioration de l’interopérabilité, la coordination et les efforts de prévention relatifs au SAR », explique le communiqué d’Ottawa qui annonce ce changement et qui affirme que « Le transfert tire profit de l’expérience exhaustive de Santé publique Canada dans la coordination entre organismes gouvernementaux, et la collaboration avec des organisations provinciales, territoriales et non gouvernementales pour la gestion des urgences ».

Sous la responsabilité de Sécurité publique Canada, le Secrétariat national Recherche et sauvetage continuera de jouer son rôle de coordinateur central pour le programme national de SAR.

Le ministère de la Défense nationale conservera quant à lui son rôle principal en ce qui concerne l’exécution d’opérations aériennes de SAR, tout comme la Garde côtière canadienne demeurera responsable des opérations maritimes de SAR. La responsabilité des opérations terrestres de SAR reviendra toujours aux provinces et aux territoires.

«Je suis heureux d’accueillir le Secrétariat national Recherche et sauvetage au portefeuille de Sécurité publique Canada. Le transfert présente l’occasion de tirer profit de l’expertise et de la direction de Sécurité publique Canada en ce qui concerne la coordination parmi les institutions gouvernementales, en collaboration avec les organisations provinciales et territoriales, ainsi que d’autres intervenants non gouvernementaux sur des questions portant sur la gestion des urgences. Nous avons bien hâte de continuer à poursuivre notre objectif commun, soit de construire un Canada sécuritaire et résilient.», a déclaré à ce propos le ministre canadien de la Sécurité publique et de la Protection civile, Steven Blaney.

Confirmation des investissements dans le système MEOSAR

En outre, les deux ministres ont également annoncé une série de mesures qui renforceront le système de SAR, confirmant les investissements déjà annoncés auparavant dans le système satellite destinés à améliorer la détection des balises de détresse activées.

Les mesures visant à moderniser davantage la capacité intégrée canadienne de SAR de calibre mondial comprennent un investissement dans la capacité de satellites en orbite moyenne pour la recherche et le sauvetage (MEOSAR), d’une valeur allant jusqu’à 249 millions de dollars, comme il a été indiqué dans le Guide d’acquisition de la Défense de 2015.

Le système de satellite MEOSAR pour la détection des balises de détresse activées. (Com Dev)

« Continuant la contribution canadienne de longue date à la communauté de SAR, le Canada construira jusqu’à 24 répétiteurs MEOSAR, et jusqu’à trois stations au sol qui seront raccordées à un réseau international », dit le communiqué.

Ces répétiteurs seront installés à bord des système de géo-positionnement par satellite (GPS) des satellites américains au cours des dix prochaines années pour améliorer la détection de l’endroit où se trouvent les balises de détresse activées, allant d’une détection prenant jusqu’à quatre heures à une détection en temps quasi réel.

Le ministère de la Défense nationale a obtenu l’autorisation de négocier et de signer un protocole d’entente avec l’armée de l’air américaine pour l’approvisionnement et la fourniture de répétiteurs canadiens de recherche et de sauvetage qui seront installés à bord des satellites GPS américains et qui seront entièrement fonctionnels avec le système international MEOSAR, est-il précisé.

Autres mesures

Par ailleurs, Transports Canada a annoncé pour sa part de nouvelles mesures conçues pour améliorer la planification des «lieux de refuge» et pour rendre la navigation dans l’Arctique plus sûre. Cela s’inscrit dans la stratégie pangouvernementale visant à renforcer la capacité de recherche et de sauvetage d’un océan à l’autre.

«Le gouvernement s’assure que les capacités canadiennes de recherche et de sauvetage continuent à s’améliorer et à demeurer modernes. Je suis sûr que les mesures que nous avons annoncées aujourd’hui aideront à garder les Canadiens en sécurité et permettront aux professionnels et aux bénévoles de SAR de réaliser leur travail de manière encore plus efficace.», a déclaré le ministre de la Défense nationale, Jason Kenney.

Les Forces armées canadiennes et la Garde côtière canadienne pourront assumer leurs responsabilités en matière de recherche et de sauvetage grâce à l’acquisition des moyens nécessaires, promet en outre Ottawa, se référant à l’acquisition de nouveaux navires de sauvetage et de nouveaux hélicoptères légers et moyens pour la Garde côtière canadienne. En outre, rappelle le gouvernement, on émettra en 2015 des demandes de propositions dans le but de remplacer la flotte actuelle d’aéronefs à voilure fixe de la Force aérienne.

Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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