Les Forces armées canadiennes ne prévoient pas utiliser les bases turques pour bombarder l’EI

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Un technicien de l'Aviation royale canadienne près d'un CF-188 Hornet lors des contrôles pré-volau Camp Patrice Vincent, au Koweït lors de l'opération IMPACT le 11 Juin 2015 (op Impact/MDN)
Un technicien de l’Aviation royale canadienne près d’un CF-18 Hornet lors des contrôles pré-vol au Camp Patrice Vincent, au Koweït lors de l’opération IMPACT le 11 juin 2015 (Archives/op Impact/MDN)

Les Forces armées canadiennes «n’ont pas l’intention» de mener à bien des missions à partir de bases aériennes en Turquie, a déclaré le ministère de la Défense nationale, alors que le gouvernement turc, longtemps réticent, a finalement rejoint la campagne de la coalition menée par les États-Unis contre le groupe armé État islamique.

Dans un communiqué envoyé à 45eNord.ca, le ministère de la Défense nationale précise que la Force opérationnelle interarmées – Irak, comprenant quelques 600 personnels, six avions de chasse CF-18 Hornets, deux avions de surveillance CP-140 Aurora et un avion de ravitaillement en carburant CC-150 Polaris continueront d’être basés au Koweït.

«Nos braves hommes et femmes des FAC apportent un soutien essentiel à l’effort de la coalition», indique encore le communiqué. «Nous sommes bien entraînés et nous contribuons de manière significative à la réussite de la coalition pour protéger les Canadiens, stopper l’avance de l’EI et lutter contre la menace terroriste mondiale».

Le ministre de la Défense nationale, Jason Kenney, a salué la participation de la Turquie à la mission, mais a réitéré que le Canada n’augmentera pas sa contribution actuelle à la guerre contre l’EI.

Depuis l’attentat de Suruç il y a cinq jours, le gouvernement islamo-conservateur d’Ankara, longtemps accusé de complaisance envers l’EI, leur a déclaré la guerre.

En bas, la base où se trouve les Canadiens au Koweït; en haut la base qu'ouvre la Turquie à la Coalition. (Google Maps/45eNord.ca)
En bas, la base où se trouve les Canadiens au Koweït; en haut la base qu’ouvre la Turquie à la Coalition. (Google Maps/45eNord.ca)

Ankara a ainsi enfin autorisé les États-Unis à utiliser plusieurs de ses bases aériennes, dont celle d’Incirlik (sud), pour mener des raids aériens contre des cibles du groupe État islamique en Syrie ou en Irak.

Le feu vert des Turcs, sollicité de longue date par Washington, a été officialisé au lendemain d’un long entretien téléphonique des président turc Recep Tayyip Erdogan et américain Barack Obama.

La Turquie envoie maintenant ses propres avions de combat à travers sa frontière sud en Syrie.

Contrairement à l’Irak, où le Canada a participé à des dizaines de raids aériens, les forces canadiennes ont vu peu d’action en Syrie au cours des premiers mois après que le Parlement a approuvé l’extension de la mission.

Depuis la prolongation d’un an et l’extension de la mission à la Syrie, le 30 mars dernier, les Forces armées canadiennes n’ont effectué que trois frappes dans ce pays, soit le 8 avril, le 20 mai et le 9 juin.

Dans une interview accordée à 45eNord.ca au mois de mai, l’ancien commandant de la Force opérationnelle interarmées – Irak, le brigadier-général Dan Constable expliquait que le théâtre syrien est beaucoup plus complexe que l’Irak, notamment parce que les forces amies ne sont pas présentes pour effectuer les observations nécessaires avant une frappe.

Fondateur de 45eNord.ca, Nicolas est passionné par la «chose militaire». Il suit les Forces armées canadiennes lors d'exercices ou d'opérations, au plus près de l'action. #OpNANOOK #OpATTENTION #OpHAMLET #OpREASSURANCE #OpUNIFIER #OpIMPACT #OpLENTUS

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