Les Forces armées commencent la lutte contre le feu qui dévastent les forêts en Saskatchewan (PHOTOS)

Les membres de l'Unité d'intervention immédiate (Ouest) arrivent au manège militaire du Prince Albert sur Op LENTUS 15-02, le 6 juillet 2015. (Cplc Mélanie Ferguson/Armée canadienne)
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À peine deux jours après la demande d’aide des autorités civiles, une bonne partie des soldats que les Forces armées canadiennes sont prêtes à envoyer pour combattre les incendies qui dévastent les forêts de Saskatchewan sont déjà arrivés et à pied d’oeuvre.

Pour l’instant, 360 soldats sont déjà arrivés en provenance d’Edmonton, la capitale albertaine, et 65 arriveront ce soir, pour un premier total de 425, et 500 autres sont en attente à Shilo, au Manitoba, et prêts à se rendre au combat.

L’état de préparation et la formation qu’ont déjà les membres des Forces armées canadiennes affectés à cette opération ont permis de raccourcir considérablement la période de formation à leur arrivée avant d’être pleinement opérationnels, de souligner le brigadier-général Wayne Eyre, commandant de la Force opérationnelle interarmées (Ouest), qui a tenu une téléconférence ce mardi 7 juillet pour faire le point sur le soutien accordé par les Forces armées canadiennes.

Ainsi, des 360 militaires déjà arrivés, 220 ont déjà reçu la formation de base contre les incendies à leur arrivée et ont été (ou incessamment sous peu) envoyés sur le terrain, alors que 140 autres sont en cours de formation.

Le nombre de soldats que les Forces armées déploieront sera finalement déterminé par l’évolution de la situation, a précisé le brigadier-général.

Les Forces armées canadiennes n’en demeurent pas moins prêtes à envoyer le nombre de soldats nécessaires, alors que, dans le nord de la Saskatchewan, les services d’urgence ont indiqué que la situation des incendies de forêts demeurait critique et qu’environ 9.000 personnes étaient encore déplacées.

Certains soldats effectueront des patrouilles de reconnaissance pour mieux identifier le danger et être en mesure d’y répondre adéquatement, d’autres protégeront les localités les plus vulnérables et feront partie d’une équipe de lutte contre les incendies, et d’autres enfin œuvreront dans des rôles de soutien, aidant aux livraisons et alimentant les équipes de pompiers en eau et nourriture.

Du fait de l’aide des Forces armées, les équipes combattant les incendies dans le nord de la province s’en trouveront multipliées par deux.
Les Forces Armées canadiennes, dont l’aide comprend un soutien logistique intégral pour aider à combattre les feux de forêt qui dévastent la Saskatchewan, ont aussi engagés deux hélicoptères Griffon dans l’opération.

En outre, la Base des Forces canadiennes de Cold Lake (4e escadron) est toujours prête à fournir de l’hébergement additionnel aux résidents évacués, si cela s’avère nécessaire.

Par ailleurs, aujourd’hui, Colin King, de l’agence gouvernementale responsable de la gestion des catastrophes de la province, a affirmé que le gens ayant dû quitter plus de 50 localités ne seraient pas de retour prochainement.

«La menace n’a pas été réduite dans ces localités», a-t-il prévenu. Lundi matin, le plus imposant des 112 incendies brûlant dans la province se trouvait encore à environ trois kilomètres au nord de La Ronge, l’une des plus grandes localités du nord de la Saskatchewan.

Par ailleurs, même si les incendies de forêt font rage dans l’ouest du pays, l’odeur de la fumée transportée par les vents pourrait bien traverser tout le Canada et atteindre le Québec. jusqu’ici passablement épargnées cette année par les feux, indiquait hier au Québec la SOPFEU, l’organisme québécois de protection des forêts contre les incendies.