Nucléaire: l’Iran refusera les visites aux inspecteurs canadiens et américains

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Des inspecteurs de l'AIEA et des techniciens iraniens à la centrale nucléaire de Natanz, le 20 janvier 2014 (Archives/Kazem Ghane/AFP)
Des inspecteurs de l’AIEA et des techniciens iraniens à la centrale nucléaire de Natanz, le 20 janvier 2014 (Archives/Kazem Ghane/AFP)

L’Iran n’autorisera pas des inspecteurs canadiens et américains de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) à visiter ses sites nucléaires, selon des propos du vice-ministre des Affaires étrangères iraniennes Abbas Araghchi, diffusés plus tôt par la télévision d’État iranienne.

Dimanche, au cours d’une réunion avec des parlementaires, Abbas Araghchi a affirmé que, en vertu de l’accord conclu à Vienne il y a deux semaines, l’Iran permettrait seulement aux inspecteurs originaires de pays avec lesquels il entretient des relations diplomatiques de visiter les sites nucléaires.

Les inspecteurs de l’AIEA n’auraient également pas accès aux «documents sensibles et militaires», selon le ministre Araghchi.

Plus tôt en juillet, les États-Unis, la Russie, la Chine, la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne, ainsi que l’Iran, ont conclu à Vienne un accord historique sur le programme nucléaire de la République islamique. L’entente vise à amoindrir les craintes que l’Iran se serve de sa technologie nucléaire pour le développement d’armes offensives, en échange d’une levée des sanctions économiques équivalentes à des milliards de dollars qui lui sont imposées depuis de nombreuses années.

Les États-Unis et l’Iran ont rompu leurs relations diplomatiques à la suite de la révolution iranienne de 1979 et de la crise des otages à l’ambassade américaine de Téhéran.

Le Canada a fermé son ambassade à Téhéran, expulsé les diplomates iraniens qui se trouvaient à Ottawa, et suspendu ses relations diplomatiques avec l’Iran en 2012.

Le chef du Parti libéral du Canada, Justin Trudeau, s’est engagé à rétablir les relations diplomatiques avec l’Iran. «Je souhaiterais que le Canada soit en mesure de rouvrir son ambassade. Si je comprends bien, il y avait des problèmes de sécurité qui ont conduit à la fermeture de l’ambassade, mais je suis assez certain qu’il existe des moyens de se ré-engager», a dit Trudeau lors d’une interview sur CBC fin juin.

Fondateur de 45eNord.ca, Nicolas est passionné par la «chose militaire». Il suit les Forces armées canadiennes lors d'exercices ou d'opérations, au plus près de l'action. #OpNANOOK #OpATTENTION #OpHAMLET #OpREASSURANCE #OpUNIFIER #OpIMPACT #OpLENTUS

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