Nucléaire: l’UE se donne trois jours de plus pour trouver un accord avec l’Iran

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Le ministre iranien des affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif (C), le responsable de l'organisation de l'énergie atomique d'Iran, Ali Akbar Salehi (G) et Hossein Fereydoon (D) durant une réunion sur le nucléaire à Vienne, le 3 juillet 2015. (Archives/Carlos Barria/pool/AFP)
Le ministre iranien des affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif (C), le responsable de l’organisation de l’énergie atomique d’Iran, Ali Akbar Salehi (G) et Hossein Fereydoon (D) durant une réunion sur le nucléaire à Vienne, le 3 juillet 2015. (Archives/Carlos Barria/pool/AFP)

L’Union européenne a entériné vendredi une nouvelle prolongation, jusqu’au 13 juillet, des difficiles négociations sur le programme nucléaire iranien à Vienne alors que la date butoir pour aboutir à un accord historique a déjà été repoussée à deux reprises.
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Mise à jour au 10/07/2015 à 17h59

Le secrétaire d’État John Kerry a offert vendredi une lueur d’espoir dans les négociations sur le nucléaire iranien, évoquant le règlement de certains points épineux, alors que les tractations s’étirent.

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Afin de donner plus de temps aux négociations en cours pour trouver une solution à long terme à la question nucléaire iranienne, le Conseil européen, qui représente les 28 Etats membres, a prolongé jusqu’au 13 juillet 2015 la suspension de mesures restrictives de l’UE contre l’Iran, a-t-il indiqué dans un communiqué.

L’UE avait gelé en janvier 2014 certaines sanctions contre l’Iran en guise de gage de bonne volonté dans le cadre de ces pourparlers.

Les grandes puissances du groupe 5+1 (Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni, Russie et Allemagne) et l’Iran sont réunis depuis deux semaines dans la capitale autrichienne pour tenter de conclure un accord dans ce dossier qui empoisonne les relations internationales depuis plus de douze ans.

Les négociations, engagées il y a près de deux ans et initialement censées aboutir pour la date butoir du 30 juin à Vienne, ont été déjà prolongées à deux reprises depuis cette date en raison de la persistance de désaccords fondamentaux. Le dernière échéance en date était fixée théoriquement à vendredi soir.

Le chef de la diplomatie britannique Philip Hammond avait déjà prévenu à la mi-journée vendredi que les ministres doivent se retrouver samedi pour tenter de surmonter les derniers obstacles. Les pourparlers progressent, mais restent péniblement lents, avait-il expliqué.

L’accord final auquel ils espèrent aboutir doit garantir le caractère pacifique du programme nucléaire iranien, en échange d’une levée des sanctions internationales qui affectent l’économie de l’Iran.

Les sanctions de l’UE gelées dans le cadre de ces négociations concernent des secteurs-clés de l’économie iranienne comme les produits pétrochimiques, le commerce de l’or et des métaux précieux et les transferts financiers. Cet assouplissement répond à un engagement de Téhéran à geler une partie de ses activités nucléaires sous la surveillance des inspecteurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).

Il ne s’agit toutefois pas des sanctions les plus lourdes contre Téhéran, comme l’embargo sur les armes, l’interdiction de prêts gouvernementaux aux autorités iraniennes ou les exportations de pétrole et de gaz. L’UE a aussi imposé des interdictions de visas pour l’UE à 94 personnes et gelé les avoirs en Europe de 471 entités, dont la Banque centrale iranienne.

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