Opération IMPACT: des frappes dynamiques en appui aux forces terrestres en Irak

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Un technicien de l'Aviation royale canadienne près d'un CF-188 Hornet lors des contrôles pré-volau Camp Patrice Vincent, au Koweït lors de l'opération IMPACT le 11 Juin 2015 (op Impact/MDN)
Un technicien de l’Aviation royale canadienne près d’un CF-188 Hornet lors des contrôles pré-volau Camp Patrice Vincent, au Koweït lors de l’opération IMPACT le 11 Juin 2015 (op Impact/MDN)

Dans la lutte au groupe armé l’État islamique, les Canadiens de l’opération IMPACT, dont les raids se concentrent dans le centre et le nord de l’Irak, effectuent surtout maintenant de frappes dynamiques en appui aux forces terrestres, notamment kurdes.

Il y a eu, depuis le dernier point de presse sur l’opération IMPACT le 12 juin dernier, 18 frappes en Irak et aucune en Syrie où, depuis l’extension de la mission à ce pays, seulement trois frappes ont été effectuées en tout.

Toujours prudente, la force aérienne canadienne maintient un ratio d’une frappe pour trois sorties.

Bien que les cibles soient attribuées à chaque pays par la coalition, le Canada, comme les autres pays de la coalition, est libre de les rejeter. Contrairement à l’Irak, il n’y a pas en Syrie de contrôleurs au sol pour aider l’aviation à mieux cibler l’objectif, ce qui rend augmente la difficulté pour éviter les dommages « non-anticipés » et les pertes civiles.

Mais le porte-parole du Commandement interarmées, le capitaine de vaisseau Paul Forget, n’a pas su dire si c’était cela qui expliquait le peu de frappes canadiennes en Syrie.

Quoi qu’il en soit, en date du 7 juillet 2015, la Force opérationnelle aérienne en Irak a effectué 1164 sorties aériennes :

Les chasseurs CF188 ont effectué 747 sorties;
L’aéronef de ravitaillement CC150T a effectué 197 sorties et a acheminé environ 11 936 000 livres de carburant; et
Les aéronefs de patrouille CP140 ont mené 220 missions de reconnaissance.

Quant aux gains et aux pertes, le capitaine de vaisseau Forget a concédé qu’il y avait des pertes tactiques (comme à Ramadi), mais aussi plusieurs gains, mais sans pour autant les quantifier, ni en donner l’importance, si bien qu’on ne sait pas très bien si on avance, on recule ou on stagne.

La seule chose qui semble encourageante est que, la quasi totalité des frappes canadiennes étant faites en appui aux forces terrestres irakiennes, tout porte à croire que, tout au moins sur les secteurs où œuvrent les Canadiens, il y a des forces au sol qui sont de plus en plus prêtes à convertir l’appui aérien en gains sur le terrain.

Quand il en sera de même sur tout le territoire occupé par le groupe armé État islamique, la victoire se profilera peut-être à l’horizon, mais d’ici là, il semble qu’il va falloir se résigner à avancer, reculer, puis avancer encore.

Quant à l’issue finale, de l’aveu même du porte-parole du Commandement interarmées canadiens, c’est là plus une question d’années que de mois.

Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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