Pas de pardon présidentiel pour Snowden, selon la Maison-Blanche

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L'ancien analyste de la NSA, Edward Snowden, lors d'une téléconférence  organisée à l'Upper Canada College, le 2 février 2015. (UCC/45eNord.ca)
L’ancien analyste de la NSA, Edward Snowden, lors d’une téléconférence organisée à l’Upper Canada College, le 2 février 2015. (UCC/45eNord.ca)

La Maison-Blanche a opposé une fin de non-recevoir aux 167.954 pétitionnaires réclamant le pardon sans conditions pour Edward Snowden. L’ancien consultant de la NSA, qui a dévoilé l’ampleur du réseau d’espionnage électronique américain, est inculpé pour espionnage.

Edward Snowden « devrait rentrer aux États-Unis, pour y être jugé par ses pairs et non pas se cacher derrière un régime autoritaire. Pour l’heure, il fuit les conséquences de ses actes », a déclaré Lisa Monaco, la conseillère du président Barack Obama en matière de sécurité intérieure et de lutte contre le terrorisme, dans une réponse à la pétition.

Inculpé pour espionnage aux États-Unis, l’informaticien s’est réfugié en Russie. Il risque jusqu’à 30 ans de prison dans son pays. Il a volé de très nombreux documents secrets lors de son passage au sein de la National Security Agency (NSA), l’une des agences de renseignements les plus secrètes des Etats-Unis, spécialisée dans l’interception des communications électroniques.

Les documents que M. Snowden a remis à des journalistes ont révélé des programmes d’espionnage à l’ampleur jusque-là totalement insoupçonnée. La collecte par la NSA de métadonnées des appels téléphoniques y compris aux Etats-Unis et sans aucun contrôle judiciaire avait particulièrement inquiété les défenseurs des libertés individuelles.

« L’équilibre entre notre sécurité et les libertés civiles qui est exigé par nos idéaux et notre constitution mérite un débat vigoureux, et que ceux qui souhaitent en débattre le fassent ici, chez nous », a souligné Mme Monaco.

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