Tchad: 14 morts dans un attentat-suicide à N’Djamena selon un bilan provisoire

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Des personnes passent la frontière entre le Tchad et le Cameroun sur le pont N'Gueli, près de N'Djamena, le 4 avril 2015. (AFP/Archives/Philippe Desmazes)
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Des personnes passent la frontière entre le Tchad et le Cameroun sur le pont N'Gueli, près de N'Djamena, le 4 avril 2015. (AFP/Archives/Philippe Desmazes)
Des personnes passent la frontière entre le Tchad et le Cameroun sur le pont N’Gueli, près de N’Djamena, le 4 avril 2015. (AFP/Archives/Philippe Desmazes)

Quatorze personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées samedi à N’Djamena lors d’un attentat-suicide qui visait le marché central de la ville, selon un nouveau bilan encore provisoire, a déclaré à l’AFP le porte-parole de la police tchadienne, Paul Manga.

Le « bilan provisoire » est de 14 morts: 9 femmes commerçantes et 5 hommes, dont un gendarme tchadien, a affirmé le porte-parole, précisant qu’il n’était en mesure de donner le nombre exact de blessés. Le kamikaze a également péri dans l’explosion.

Une femme kamikaze s’est fait exploser à l’entrée du marché central de la capitale tchadienne vers 8H45 locales (7H45 GMT), selon cette source.

La femme habillée en burqa (voile intégral islamique) est arrivée à l’entrée du marché, et un gendarme a demandé à la fouiller, les mesures de sécurité ayant été considérablement renforcées à N’Djamena ces dernières semaines, a expliqué le responsable policier.

C’est à ce moment-là qu’elle a actionné sa ceinture d’explosifs, a-t-il ajouté.

A proximité immédiate du lieu de l’attentat, des morceaux de chair humaine étaient éparpillés au milieu de flaques de sang.

Le quartier du marché central, situé au coeur de la capitale, a été entièrement bouclé par les forces de sécurité tchadiennes.

C’était la deuxième fois en moins d’un mois que N’Djamena est frappée par une telle attaque, après le double attentat qui avait fait 38 morts le 15 juin à l’école de police et au commissariat central.

Ce double attentat avait été revendiqué par les insurgés islamistes nigérians de Boko Haram auxquels l’armée tchadienne a infligé de sérieux revers.

Invoquant des mesures de sécurité après la double attaque de juin, les autorités tchadiennes avaient totalement interdit le port du voile intégral, dans ce pays majoritairement musulman.

Boko Haram a perpétré de nombreux attentats-suicide au Nigeria depuis six ans, utilisant notamment des femmes kamikazes dissimulant des explosifs sous leurs vêtements.