Turquie: deux soldats tués par un attentat dans le sud-est kurde

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Deux soldats turcs ont été tués et quatre autres blessés samedi soir 25 juillet à Diyarbakir, dans le sud-est kurde.(Compte Twitter/@AlalamChannel)
Deux soldats turcs ont été tués et quatre autres blessés samedi soir 25 juillet à Diyarbakir, dans le sud-est kurde.(Compte Twitter/@AlalamChannel)

Deux soldats turcs ont été tués et quatre autres blessés samedi soir par une voiture piégée qui a visé un convoi militaire dans la province à majorité kurde de Diyarbakir (sud-est), a annoncé le gouvernorat. Cette attaque n’a pas été revendiquée dans l’immédiat.
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Mise à jour au 26/07/2015 à 17h01

Les rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) ont revendiqué dimanche un attentat qui a tué deux soldats en représailles aux frappes aériennes turques contre leurs bases du nord de l’Irak, signant la fin de la trêve qui tenait depuis 2013.

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« Une vaste opération a été lancée dans la région pour retrouver les auteurs de cette attaque haineuse », indique une déclaration du gouvernorat. Selon ce texte, la voiture piégée a explosé dans le district de Lice à l’arrivée d’un convoi de gendarmes appelé à un carrefour pour un feu de voiture.

Cette intervient alors que l’armée de l’air turque a mené samedi une série de frappes aériennes sur des camps des rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) dans le nord de l’Irak.

Le PKK a qualifié samedi d' »agression » les bombardements menés par l’armée turque sur ses bases arrières et estimé qu’ils avaient « rompu les conditions du cessez-le-feu » entre ses combattants et les forces de sécurité turques qui tenait depuis mars 2013. Ankara a ordonné ces frappes après une série d’attaques attribuées ces derniers jours à des militants proches du PKK contre des policiers.

Le mouvement kurde a revendiqué mercredi l’assassinat de deux policiers dans la ville de Ceylanpinar (sud-est), à la frontière avec la Syrie, en représailles à l’attentat suicide de Suruç (sud), attribué à l’État islamique (EI), qui a fait 32 morts et une centaine de blessés parmi de jeunes militants de la cause kurde.

Le gouvernement du président Recep Tayyip Erdogan a engagé à l’automne 2012 des discussions de paix avec le chef emprisonné du PKK, Abdullah Öcalan, pour tenter de mettre un terme à la rébellion qui a fait 40’000 morts depuis 1984. Ce processus n’a abouti à aucun accord.

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