Afghanistan: au moins 21 morts dans un nouvel attentat

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Des forces de sécurité afghanes sont sur le lieu d'un attentat contre un véhicule de l'OTAN à Kaboul, le 7 juillet 2015. (AFP/Archives/Shah Marai)
Des forces de sécurité afghanes sont sur le lieu d’un attentat contre un véhicule de l’OTAN à Kaboul, le 7 juillet 2015. (AFP/Archives/Shah Marai)

Au moins 21 personnes ont été tuées dans un attentat revendiqué par les rebelles talibans dans le nord de l’Afghanistan, a-t-on appris dimanche auprès des autorités locales et nationales.

Selon le ministère afghan de l’Intérieur, les 21 victimes de cette attaque survenue samedi soir sont toutes des civils, mais pour les autorités locales il s’agit de miliciens antitalibans.

Cette nouvelle attaque survenue dans la province de Kunduz s’inscrit dans une vague de violences qui touche l’Afghanistan, et plus particulièrement Kaboul, depuis jeudi. Trois attentats commis en plein coeur de la capitale afghane ont fait 51 morts et plus de 200 blessés. Deux d’entre eux ont été revendiqués par les talibans, dont l’insurrection s’étend désormais à la quasi-totalité du pays.

Il s’agit de la première série d’attaques d’envergure depuis la désignation du mollah Akhtar Mansour à la tête des talibans, en remplacement du mollah Omar, leur chef historique, dont la mort a été annoncée la semaine dernière.

Les circonstances de l’attentat de samedi soir à Kunduz restent floues. Selon le ministère de l’Intérieur, les 21 civils ont péri dans un attentat-suicide dans le district de Khanabad, mais Abdul Wadoud Wahidi, porte-parole du gouverneur de la province, a évoqué un bilan de 22 morts, des miliciens tués par une bombe artisanale.

Les talibans ont revendiqué cette attaque par la voix de leur porte-parole habituel, Zabihullah Mujahid. Selon des analystes afghans interrogés par l’AFP, la nouvelle direction des talibans pourrait vouloir montrer aux plus sceptiques des insurgés qu’elle est aussi déterminée à poursuivre le jihad que la direction précédente.

Le mollah Mansour est en effet loin de faire l’unanimité au sein des combattants. Une partie d’entre eux l’accuse d’avoir été couronné au terme d’un processus de désignation expéditif et d’avoir menti pendant deux ans sur l’état de santé du mollah Omar, qui s’est éteint en avril 2013 au Pakistan, selon les services secrets afghans.

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