Chili: Hernán Ramírez , un ancien militaire lié à l’ère Pinochet, se suicide en prison

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Le général chilien à la retraite Hernán Ramírez Rurange, condamné à 20 ans de prison pour sa participation à l'assassinat de l'agent des renseignements Eugenio Berrios Sagredo, remontant à l'ère Pinochet, s'est suicidé en prison le 13 août 2015.(Compte Twitter/@jumastorga)
Le général chilien à la retraite Hernán Ramírez Rurange, condamné à 20 ans de prison pour sa participation à l’assassinat de l’agent des renseignements Eugenio Berrios Sagredo, remontant à l’ère Pinochet, s’est suicidé en prison le 13 août 2015.(Compte Twitter/@jumastorga)

Un général chilien à la retraite s’est suicidé jeudi, deux jours après avoir été condamné à une peine de 20 ans de prison pour sa participation à un assassinat lié aux sombres heures de la dictature Pinochet, a annoncé la police.

Le général à la retraite Hernán Ramirez s’est tiré une balle dans la tête et est décédé dans un hôpital militaire, a indiqué un responsable de police à l’AFP.

Il avait été condamné mardi, avec 13 autres militaires chiliens et uruguyens, pour l’assassinat d’un ancien agent de la police secrète du général Pinochet, afin de le réduire au silence.

Le chimiste Eugenio Berrios, ancien responsable de la production de gaz toxiques au sein de la Direction nationale du renseignement (Dina), avait fui en Uruguay en 1991, après la fin de la dictature au Chili (1973-1990).

Son corps avait été retrouvé sur une plage uruguayenne en 1995, présentant des impacts de balles dans le crâne.

D’après l’enquête, les militaires mis en cause avaient pour mission d’effacer les traces des crimes commis par le régime chilien. Il s’agirait de l’une des dernières opérations du « Plan Condor », une vaste opération de répression des opposants menée en coopération par les dictatures d’Amérique du sud dans les années 1970.

L’ensemble des protagonistes avaient été condamnés en 2010 mais ils avaient fait appel et étaient restés en liberté surveillée entretemps.

Trois mille personnes sont mortes ou ont disparu pendant la dictature de Pinochet. Quelque 38.000 ont été torturées. La Dina est tenue pour responsable de la majorité de ces crimes.

Plus de 560 militaires sont actuellement jugés pour ces crimes au Chili.

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