Deux chasseurs ultra-modernes américains F-22 ont atterri en Pologne

Un F-22 Raptor de la 1st Fighter Wing de Base Langley-Eustis, en Virginie, s'éloigne d'un KC-135 Stratotanker apr;es avoir été ravitaillé en carburant au large de la côte est le 10 mai 2012. (Defense Media Activity-US Air Force)
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Un F-22 Raptor de la 1st Fighter Wing de Base Langley-Eustis, en Virginie, s'éloigne d'un KC-135 Stratotanker apr;es avoir été ravitaillé en carburant au large de la côte est le 10 mai 2012. (Defense Media Activity-US Air Force)
Un F-22 Raptor de la 1st Fighter Wing de Base Langley-Eustis, en Virginie, s’éloigne d’un KC-135 Stratotanker apr;es avoir été ravitaillé en carburant au large de la côte est le 10 mai 2012. (Defense Media Activity-US Air Force)

Deux chasseurs furtifs américains F-22 Raptor ont atterri lundi en Pologne, dans le cadre des efforts faits pour rassurer les pays de la région face à la Russie, selon les images transmises par la télévision publique TVP Info.

Partis de la base allemande de Spangdahlem, les deux chasseurs ultra-modernes se sont posés sur la base aérienne de Lask, dans le centre de la Pologne, qui abrite les F-16 de l’armée polonaise, pour des exercices communs.

L’annonce du déploiement des F-22 faite la semaine dernière par le Pentagone était justifiée par des demandes du commandement militaire sur place, et dans le cadre de l’initiative (américaine) de soutien aux Européens face à la Russie.

Le F-22 est un chasseur conçu pour des missions air-air (attaque d’autres appareils). Furtif et bourré d’électronique, il a pour mission de détruire les avions ennemis avant même que ceux-ci puissent le détecter. Il est également capable d’attaques au sol.

Déclaré opérationnel en 2005, le F-22 a été employé pour la première fois au combat en septembre 2014 dans le cadre des frappes de la coalition contre le groupe Etat islamique, en Irak et en Syrie.

L’US Air Force compte environ 180 de ces appareils.

L’Otan a par ailleurs confirmé qu’à partir de de mardi, seulement huit avions de chasse alliés allaient effectuer des mission de police de l’air au-dessus des pays baltes, afin de surveiller qu’aucun appareil étranger, et surtout russe, n’enfreint l’espace aérien de l’Alliance.

L’Alliance atlantique avait décidé au printemps 2014, en réponse à l’implication russe dans la crise en Ukraine, de prendre des mesures pour rassurer ses alliés qui partagent une frontière avec la Russie, mais n’ont pas de force aérienne capable de la surveiller.

Les pays baltes, sortis dans les années 1990 du giron soviétique, sont particulièrement inquiets des agissements de Moscou en Ukraine, où la Russie a annexé la Crimée en mars 2014 et est accusée de soutenir en armes et en troupes les séparatistes prorusses.

Le nombre d’avions de chasse de l’Otan dédiés aux missions de police de l’air, de quatre avant la crise, avait été triplé, voire quadruplé à certains moments, de nombreux pays de l’Alliance voulant afficher leur solidarité avec les pays baltes, a indiqué une source diplomatique à Bruxelles.

A partir de mardi, il est ramené à huit ce qui, selon cette source, est plus conforme aux besoins militaires. Entre septembre et décembre, la Hongrie et l’Allemagne vont fournir quatre appareils chacun, basés respectivement en Lituanie et en Estonie, a confirmé un responsable de l’Alliance.

Notre engagement à renforcer notre défense collective est on ne peut plus solide (…) Nous allons continuer à patrouiller dans les airs au-dessus de la Baltique, car c’est nécessaire. Nous y resterons tant qu’il le faudra et les moyens militaires aériens nécessaires pour faire le job sont en place, a assuré une porte-parole de l’Otan, Carmen Romero.