Égypte: le prononcé du verdict du journaliste canadien Mohamed Fahmy encore une fois reporté

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Dimanche 2 août 2015, un tribunal égyptien a de nouveau reporté le verdict le journaliste canadien Mohamed Fahmy et deux de ses collègues du réseau Al-Jazeera. (Compte Twitter/@NourhanMagd)
Dimanche 2 août 2015, un tribunal égyptien a de nouveau reporté le verdict le journaliste canadien Mohamed Fahmy et deux de ses collègues du réseau Al-Jazeera. (Compte Twitter/@NourhanMagdi)

Un tribunal égyptien a reporté au 29 août le verdict du journaliste canadien Mohamed Fahmy et deux de ses collègues du réseau Al-Jazeera, qui devait être prononcé ce dimanche 2 août après un premier report la semaine dernière.

Le prononcé du verdict du tribunal égyptien qui devait rendre sa décision le 30 juillet avait été reporté une première fois la semaine dernière parce que le juge responsable de la cause, Hassan Farid, était malade.

Furieux, Mohamed Fahmy avait alors déclaré que ce report était une «insulte» pour les accusés et leur famille.

Aujourd’hui, le juge Farid n’était pas en cour et, cette fois, aucune raison officielle n’a été donnée. « Le culot et le manque de respect continu de nos droits est sans précédent! », écrit aujourd’hui Mohamed fahmy sur son compte twitter.

Fahmy, l’Australien Peter Greste et l’Égyptien Baher Mohammed ont subi un deuxième procès, après avoir été condamnés une première fois à des peines de 7 à 10 ans d’emprisonnement pour incitation au terrorisme et avoir diffusé de fausses informations en soutien aux Frères musulmans.

La cause s’étire depuis 20 mois. Mohamed Fahmy a été arrêté en décembre 2013. Il a passé plus d’un an en détention avant d’obtenir une libération sous caution, en février dernier. Il doit demeurer en Égypte.

Le gouvernement canadien a pour sa part fait pression sur l’Égypte pour que Mohamed Fahmy puisse revenir au Canada, alors que son collègue Peter Greste a de son côté été déporté en Australie.

Déjà, la semaine dernière, le Canada, par la bouche de sa ministre d’État aux Affaires étrangères et consulaires, Lynne Yelich, s’était dit « profondément préoccupé par la situation actuelle […] et déçue du retard qui continue de freiner son procès » et avait « exhorté le gouvernement égyptien à utiliser tous les outils pour résoudre le cas de M. Fahmy et permettre son retour au pays ».

Aujourd’hui, la ministre Yellich a redit sa préoccupation et déclaré que le Canada continue de réclamer que Mohamed Fahmy « reçoive le même traitement que les autres ressortissants étrangers ».

« Le gouvernement canadien, y compris le premier ministre et moi-même, avons soulevé ce cas depuis quelque temps auprès de responsables égyptiens au plus haut niveau, et je vais continuer à le faire ». a dit la ministre, ajoutant que « Les fonctionnaires apportent une aide consulaire à M. Fahmy pour assurer son bien-être. »

Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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