Israël lève la détention du prisonnier en grève de la faim Mohammed Allan

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Un millier de personnes ont défilé vendredi 14 août 2015 sous une nuée de drapeaux palestiniens à Naplouse (nord de la Cisjordanie occupée) près de son village, en brandissant la photo de Mohammed Allan, un détenu palestinien en grève de la faim. (Awar Awad/AFP)
Un millier de personnes ont défilé vendredi 14 août 2015 sous une nuée de drapeaux palestiniens à Naplouse (nord de la Cisjordanie occupée) près de son village, en brandissant la photo de Mohammed Allan, un détenu palestinien en grève de la faim. (Awar Awad/AFP)

La Cour suprême israélienne a levé mercredi la mesure de détention administrative pesant sur le prisonnier palestinien Mohammed Allan, en grève de la faim depuis deux mois, tout en soulignant qu’il resterait pour le moment à l’hôpital.
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Mise à jour au 20/08/2015

Le prisonnier palestinien Mohammed Allan a mis fin jeudi à deux mois de grève de la faim, au lendemain de la suspension de sa détention sans jugement, une décision de la justice qui ne lève pas les incertitudes sur son avenir.

Après des jours de bras de fer et devant l’état de santé de M. Allan, la Cour suprême a décidé mercredi soir de suspendre, «pour le moment», sa détention sans inculpation et de le maintenir en soins intensifs. Mais les juges ont laissé en suspens la question de son éventuel retour en détention administrative une fois qu’il sera rétabli, s’il se rétablit.

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«Pour le moment, en raison de l’état de santé du gréviste de la faim, l’ordre de détention administrative n’est plus en vigueur», a indiqué la Cour suprême dans son jugement, en soulignant que M. Allan devait «demeurer en soins intensifs» à l’hôpital.

Le détenu palestinien a repris conscience mardi après plusieurs jours de coma, et a immédiatement fixé un ultimatum à Israël à qui il a donné 24 heures pour régler son cas.

Son sort met en difficulté le gouvernement israélien, conscient du risque d’un nouvel accès de violences si l’homme meurt, mais soucieux dans le même temps de ne pas paraître céder à un quelconque chantage.

La Cour suprême a indiqué que M. Allan devrait être soigné désormais comme n’importe quel autre patient de l’hôpital. «Sa famille et ses amis pourront lui rendre visite, pas en tant que prisonnier, (en respectant) les instructions médicales habituelles concernant les visites aux malades», a-t-elle expliqué.

«Quand son état sera stabilisé, si Allan demande à être transféré dans un autre hôpital, il devra le faire auprès des autorités et en cas de difficulté ou de désaccord, il sera possible de se tourner vers la Cour», a-t-elle ajouté.

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