La partition de l’Irak peut être «une solution» dit le chef d’état major sortant de l’Armée américaine

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Le Chef d'état-major sortant de l'Armée de terre américaine, le général Ray Odierno, s,est exprimé le 12 août 2015 sur les défis auxquelles  l'armée est actuellement confrontée lors d'un briefing au Pentagone. (Sergent de 1ere classe de l'armée américaine Clydell Kinchen/DoD)
Le Chef d’état-major sortant de l’Armée de terre américaine, le général Ray Odierno, s,est exprimé le 12 août 2015 sur les défis auxquelles l’armée est actuellement confrontée lors d’un briefing au Pentagone. (Sergent de 1ere classe de l’armée américaine Clydell Kinchen/DoD)

Le chef d’état major sortant de l’armée de terre américaine a estimé mercredi que la réconciliation entre chiites et sunnites en Irak devient de plus en plus délicate et assuré qu’une partition du pays « pourrait être la seule solution » pour régler le conflit confessionnel.

Le général Raymond Odierno, qui fut le plus haut gradé de l’armée américaine en Irak et qui prendra sa retraite vendredi, a également indiqué que, dans l’immédiat, les États-Unis devraient se concentrer sur la lutte contre le groupe État islamique (EI), qui a proclamé un califat à cheval sur l’Irak et la Syrie.

Mais, à l’occasion d’une conférence de presse d’adieux, il s’est montré pessimiste au sujet du conflit latent entre la majorité chiite et la minorité sunnite, qui a culminé dans les années 2006-2007 faisant des dizaines de milliers de victimes.

« Cela devient de plus en plus difficile chaque jour », a répondu Raymond Odierno, interrogé sur la réconciliation entre les communautés, prédisant un avenir dans lequel « l’Irak ne ressemblera plus à ce qu’il était par le passé ».

Concernant une éventuelle partition du pays, « je pense que c’est à la région, aux personnalités politiques et aux diplomates de trouver comment cela peut se passer, mais c’est quelque chose qui pourrait arriver ».

« Cela pourrait être la seule solution mais je ne suis encore prêt à l’affirmer », a-t-il encore déclaré.

« Nous devons gérer (le problème) EI d’abord et décider à quoi cela ressemblera ensuite », a souligné le général Odierno.

Les États-Unis, qui ont se sont retirés en 2011 d’Irak — envahi en 2003 sous l’ère Bush –, entraînent des forces irakiennes ainsi que des rebelles syriens pour tenter de combattre le groupe ultra-radical.

La lutte contre l’EI « se trouve dans une sorte d’impasse » mais les Etats-Unis continuent « de progresser », a-t-il ajouté.

Raymond Odierno avait appelé à ce que quelques forces américaines restent en Irak, mais les deux gouvernements n’avaient pas à l’époque trouvé d’accord sur la question.

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