Côte-Nord: les techniciens en recherche et sauvetage des FAC permettent de localiser un hydravion écrasé

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Un hydravion De Havilland DHC-2 Beaver de Air Saguenay, comme celui qui s,est écrasé dimanche 23 août 2015 au Québec, sur la Côte-Nord. (Carré/Air Saguenay)
Un hydravion De Havilland DHC-2 Beaver de Air Saguenay, comme celui qui s,est écrasé dimanche 23 août 2015 au Québec, sur la Côte-Nord. (Carré/Air Saguenay)

L’aide des Forces armées canadiennes et de ses techniciens en recherche et sauvetage, a permis de survoler le secteur et de localiser un hydravion qui s’est écrasé sur la Côte-Nord au Québec, faisant six morts.

Un appareil de la compagnie Air Saguenay, une entreprise familiale spécialisée dans l’aviation de brousse, s’est écrasé dimanche dans un secteur montagneux et densément boisé au nord de Les Bergeronnes, sur la Côte-Nord.

Le premier appel d’urgence a été reçu par la Sûreté du Québec pour un appareil manquant à l’appel.

La Force opérationnelle interarmées Atlantique (FOIA), qui dirige des opérations continentales des Forces armées canadiennes dans le Canada atlantique, a alors fait appel au 413e Escadron de recherche et sauvetage, qui assigné pour sa part un Cormorant et un Hercule afin d’intervenir auprès de l’avion écrasé.

Le 413e Escadron est l’unité aérienne primaire de recherche et de sauvetage sur la côte est du Canada. La zone dont l’escadron est responsable s’étend du sud de la Nouvelle-écosse au nord d’Iqaluit sur l’île de Baffin, de l’est de la ville de Québec jusqu’au milieu de l’Océan atlantique (une aire de 1 800 000 milles carrés).

Le 413e Escadron dispose d’équipages prêts à répondre 24 heures sur 24, à l’année longue pour aider les navires ou les avions en détresse, pour effectuer des évacuations d’urgence, ou prendre part à la recherche de personnes portées disparues.

C’est ainsi que les équipes de l’Aviation Royale canadienne et ses techniciens en recherche et sauvetage ont survolé le secteur et pu localiser l’hydravion.

L’appareil civil qui s’est écrasé était piloté par un vétéran comptant près de 6000 heures de vol et qui était à l’emploi de l’entreprise familiale depuis 14 ans. L’appareil, un De Havilland DHC-2 Beaver, comptait 25 000 heures de vol, ce qui n’est pas inhabituel pour ces avions construits dans les années 1950 et 1960.

L’hydravion transportait six personnes, soit le pilote et cinq passagers, dont les identités n’ont pas encore été dévoilées par la Sûreté du Québec. On sait toutefois qu’il s’agissait d’un survol touristique de 20 minutes, un banal «tour d’avion», en partance du lac Long, situé environ à mi-chemin entre Les Bergeronnes et Tadoussac.

«La visibilité était illimitée, avec des vents légers. C’étaient de très, très belles conditions de vol», a expliqué pour sa part ce lundi le vice-président d’Air Saguenay, Jean Tremblay, cité par La Presse Canadienne.

«À première vue, les conditions météorologiques ne sont pas du tout en cause, c’est clair», a-t-il déclaré, encore sous le choc de la nouvelle. Il semble qu’aucun appel de détresse n’a été fait par l’appareil avant l’écrasement.

Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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