Le cerveau d’un attentat anti-américain arrêté après une longue traque

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Ahmed Ibrahim al-Mugassil est accusé d'avoir planifié, l'attentat au camion citerne piégé perpétré le 25 juin 1996 à Khobar.
Ahmed Ibrahim al-Mugassil est accusé d’avoir planifié l’attentat au camion citerne piégé perpétré le 25 juin 1996 à Khobar.

Après une traque de 19 ans, les services de sécurité saoudiens ont mis la main sur un Saoudien, accusé d’être le cerveau d’un attentat ayant tué 19 soldats américains, a rapporté mercredi le quotidien Asharq al-Awsat.

Ahmed Ibrahim al-Mugassil est accusé d’avoir planifié, avec des complices, l’attentat au camion citerne piégé perpétré le 25 juin 1996 à Khobar (est de l’Arabie saoudite), qui avait tué 19 soldats de l’armée de l’air américaine et blessé 372 autres, selon ce journal à capitaux saoudiens.

L’attentat avait soufflé un bâtiment de plusieurs étages, où résidaient des militaires américains et avait également fait des dizaines de blessés parmi les Saoudiens et étrangers non américains.

Citant des responsables saoudiens, Acharq al-Awsat a indiqué que le suspect, qui s’était pendant longtemps caché en Iran, avait été repéré récemment au Liban.

Mais le journal n’a précisé ni la manière dont il a été arrêté, ni la date de sa capture et de son transfert en Arabie saoudite.

Aucune information sur les circonstances de l’arrestation n’a pu être obtenue mercredi auprès de responsables saoudiens.

Ce Saoudien était considéré comme le chef de la branche militaire du Hezbollah al-Hijaz, lié à l’Iran, selon le journal.

La justice américaine avait conclu à la responsabilité de cette organisation dans l’attentat de Khobar mais les autorités iraniennes ont toujours nié tout lien avec l’attaque.

Les autorités saoudiennes n’avaient quant à elles pas accusé l’Iran d’être directement responsable de l’attaque et n’avaient pas exclu à un moment qu’elle soit le fait d’Al-Qaïda.

Dans une autre affaire, une cour de Jeddah, deuxième ville d’Arabie saoudite, a condamné un Saoudien à neuf ans de prison pour avoir propagé une idéologie extrémiste et terroriste sur Twitter, a rapporté mercredi le quotidien Al-Riyadh sur son site internet.

Ce Saoudien était également accusé d’avoir appelé à manifester pour réclamer la libération de détenus emprisonnés pour des affaires liées à la sécurité nationale, ajoute le journal sans plus de précisions.

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