Le Kurdistan irakien demande à la Turquie de cesser de bombarder le PKK

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Le général (à la retraite) David Petraeus (à droite), qui fut de 2008 à 2010 à la tête du United States Central Command, qui supervise les opérations en Irak et en Afghanistan, à la réception le 31 juillet à Washington en l'honneur du responsable des relations extérieures du gouvernement kurde irakien, Falah Mustafa (à gauche), avec, au centre, Bayan Rahman, représentante aux États-unis  du Gouvernement de la région autonome du Kurdistan(Compte Twitter/@KRG_USA)
Le général (ret) David Petraeus (à droite), à la réception le 30 juillet à Washington en l’honneur du responsable des relations extérieures du gouvernement kurde irakien, Falah Mustafa (à gauche), avec, au centre, la représentante aux États-unis du gouvernement kurde, Bayan Rahman.(Compte Twitter/@KRG_USA)

Le Kurdistan irakien, par la voix d’un représentant en visite à Washington, a demandé vendredi à la Turquie de cesser ses frappes aériennes contre les positions des rebelles kurdes du PKK sur son territoire et a appelé à une solution négociée au conflit.

Le responsable des relations extérieures du gouvernement kurde, Falah Mustafa, a également critiqué la décision du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) d’avoir rompu le cessez-le-feu, tout en expliquant que bombarder le PKK n’était pas la réponse adéquate.

« Bien sûr, nous ne voulons pas que notre pays soit bombardé et nous ne pensons pas que cela aidera à régler la situation », a-t-il indiqué à des journalistes dans la capitale fédérale américaine.

La campagne de bombardements aériens « ne mènera qu’à une escalade de la tension ». « C’est pourquoi nous demandons aux deux parties de revenir au cessez-le-feu ».

« Nous pensons qu’il n’y a pas de solution militaire à ce genre de problème. Le meilleur moyen d’avancer serait des pourparlers de paix », a encore dit M. Mustafa.

Cette nouvelle vague de violences entre le PKK et la Turquie n’arrange rien à la situation à laquelle est confronté le gouvernement du Kurdistan irakien, qui voit affluer les réfugiés fuyant le groupe État islamique, dont le califat autoproclamé s’étend notamment sur une grande partie de l’Irak, a-t-il ajouté.

Falah Mustafa a par ailleurs salué la décision turque de participer à la campagne de bombardements contre l’EI, mais a rappelé que la lutte contre le PKK était un autre sujet.

La Turquie, a-t-il insisté, n’a pas informé son gouvernement des derniers bombardements contre les bases du PKK.

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