Le Pakistan affirme avoir déjoué un projet d’attentat des talibans à Karachi

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Karachi, 20 millions d'habitants, est la plus grande ville du Pakistan, et la capitale économique et financière du pays.(Photo: V.Malik, WikiCommons)
Karachi, 20 millions d’habitants, est la plus grande ville du Pakistan, et la capitale économique et financière du pays.(Archives/V.Malik, WikiCommons)

Les autorités pakistanaises ont affirmé mercredi avoir déjoué un projet d’attentat à la voiture piégée des talibans visant à « saboter » les célébrations de l’indépendance nationale, prévues plus tard cette semaine.

Selon un communiqué de l’armée, une branche des talibans pakistanais du TTP, en lutte depuis des années contre le pouvoir à Islamabad, projetait de faire exploser un camion bourré d’explosifs à Karachi (sud) lors des festivités entourant le 68e anniversaire, vendredi, de l’indépendance du pays de la couronne britannique.

L’armée a aussi publié les photos de quatre hommes interpellés, incluant un cadre des talibans à Karachi, Bakhat Zaman, tout en affirmant que ce complot était soutenu « par une puissance étrangère », voire que des kamikazes venus d’Afghanistan voisin devaient y participer.

Plus tôt cette semaine, le président afghan Ashraf Ghani avait, pour la première fois depuis son arrivée au pouvoir en septembre dernier, accusé le Pakistan pour une série d’attaques des talibans afghans à Kaboul. Le gouvernement pakistanais avait condamné ces attaques et réitéré son engagement en faveur d’un dialogue de paix entre les talibans afghans et le gouvernement de Kaboul.

Par ailleurs, quatre policiers ont été abattus mercredi par des hommes armés à moto dans un quartier de l’est de Karachi, mégalopole de 20 millions d’habitants qui a été le théâtre ces dernières années d’une vague d’assassinats sans précédent, nourrie par les rivalités politiques, économiques et ethniques pour le contrôle du territoire.

Les paramilitaires avaient lancé il y a près de deux ans une vaste opération afin de rétablir « la loi et l’ordre » dans la métropole pakistanaise. Mais des responsables politiques locaux les accusent de se prévaloir d’un « droit de tuer » quasi-absolu et de se livrer ainsi à des « exécutions extrajudiciaires » pour rétablir l’ordre.

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