Le roi d’Arabie en visite aux Etats-Unis début septembre

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Le roi d'Arabie Saoudite, Mohammed ben Salmane (Archives/Saul Loeb./AFP)
Le roi d’Arabie Saoudite, Mohammed ben Salmane (Archives/Saul Loeb./AFP)

Le roi Salmane d’Arabie saoudite doit effectuer début septembre une visite de trois jours aux Etats-Unis, la première en sa qualité de souverain du royaume pétrolier, a indiqué mercredi une source diplomatique saoudienne.

Oui, le roi doit aller aux Etats-Unis le 4 septembre, a dit ce diplomate, qui a requis l’anonymat, en réponse à une question de l’AFP qui lui demandait si le souverain saoudien avait l’intention de rendre visite à son allié américain.

Un colloque saoudo-américain se tiendra du 4 au 6 septembre, en présence du roi Salmane à Washington, a ajouté ce diplomate.

Ce colloque abordera, selon lui, plusieurs questions relatives aux secteurs de l’énergie, de la santé, de la pétrochimie et des services financiers.

Le roi Salmane, qui a accédé au trône à la mort de son demi-frère Abdallah en janvier, ne s’était pas rendu à un sommet tenu en mai entre les Etats-Unis et ses alliés arabes du Golfe.

Cette absence avait été interprétée en son temps comme un signe de mécontentement de Ryad devant la perspective de conclusion d’un accord entre Téhéran et les grandes puissances occidentales sur le programme nucléaire iranien.

Les monarchies du Golfe, conduites par l’Arabie saoudite, ont accueilli avec prudence l’accord historique conclu le 14 juillet à Vienne entre l’Iran et les grandes puissances du groupe 5+1 (Etats-Unis, Chine, Russie, France, Royaume-Uni, Allemagne), sous l’égide de l’Union européenne.

D’une durée de dix ans, le compromis doit garantir que Téhéran ne se dotera pas de la bombe atomique en échange d’une levée progressive et conditionnelle des sanctions internationales qui étouffent son économie.

Mais les puissances sunnites du Golfe redoutent que leur rival chiite ne cherche dorénavant à élargir encore son influence dans le monde arabe et à s’imposer comme grande puissance régionale.

De hauts responsables américains se sont rendus depuis dans le Golfe pour rassurer les monarchies pétrolières et défendre cet accord qu’ils considèrent positif pour la sécurité régionale.

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