L’émissaire américain pour la Syrie attendu à Moscou, Ryad et Genève

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Le diplomate arabophone américain Michael Ratney (à droite) lors d'une rencontre en 2011 avec un groupe d'étudiants de la National Student Leadership Conference à Washington en juillet 2011. (Archives/Department of State)
Le diplomate arabophone américain Michael Ratney (à droite) lors d’une rencontre en 2011 avec un groupe d’étudiants de la National Student Leadership Conference à Washington en juillet 2011. (Archives/Department of State)

L’émissaire américain pour la Syrie est attendu dans les prochains jours à Moscou, Ryad et à Genève, a annoncé mercredi le département d’État, dans le cadre de l’intense activité diplomatique des dernières semaines pour trouver une solution politique au conflit syrien.

Le nouvel envoyé spécial de Washington pour la Syrie, Michael Ratney, un diplomate arabophone qui fut en poste dans plusieurs pays du Moyen-Orient, se rendra à la fin de la semaine à Moscou, Ryad et Genève pour s’entretenir avec des responsables russes, saoudiens et des Nations unies, a indiqué le porte-parole de la diplomatie américaine, John Kirby.

Il discutera « des options à la disposition de la communauté internationale – notamment du groupe États-Unis/Russie/Arabie saoudite – (…) pour un processus politique » en Syrie, a dit M. Kirby, martelant une nouvelle fois qu’il n’y aurait pas de solution militaire au conflit dans ce pays.

Les États-Unis multiplient les consultations diplomatiques depuis des semaines pour trouver une sortie de crise en Syrie, notamment grâce à une rencontre tripartite inédite, le 3 août à Doha, entre les ministres des Affaires étrangères américain John Kerry, russe Sergueï Lavrov et saoudien Adel al-Jubeir. MM. Kerry et Lavrov s’étaient revus le 5 août à Kuala Lumpur et le ministre américain a reçu lundi dans sa résidence de vacances du Massachusetts son homologue saoudien.

À chaque fois, les entretiens étaient exclusivement consacrés à la Syrie.

« Le secrétaire d’État veut continuer d’explorer des options avec les Russes et avec les Saoudiens pour voir à quoi ressemblerait (une solution) politique », a commenté John Kirby, assurant qu’il y avait un « espace de coopération » entre Washington et Moscou.

La Russie apporte avec l’Iran un soutien diplomatique et militaire au régime de Damas, tandis que les États-Unis et l’Arabie saoudite appuient l’opposition syrienne modérée et combattent au sein d’une coalition militaire le groupe État islamique.

Le 17 août, pour la première fois en deux ans, les 15 membres du Conseil de sécurité de l’ONU, dont la Russie, ont soutenu unanimement une initiative visant à favoriser une solution politique au conflit syrien.

L’Iran a favorablement accueilli ce plan de paix.

Tous les plans précédents proposés par l’ONU ou les grandes puissances ont jusqu’à présent échoué. Les derniers pourparlers début 2014 avaient buté notamment sur le sort du président syrien Bachar al-Assad, un point de discorde entre Américains et Russes et qui n’est pas mentionné dans la dernière initiative onusienne.

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