Les marins britanniques accusés d’agression sexuelle de groupe à Halifax veulent retourner chez eux

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Quatre marins britanniques de l’équipe de hockey de la Royal Navy venus participer à un tournoi à Halifax, devront plutôt faire face à la justice canadienne, accusés d’agression sexuelle en groupe (montage Facebook)
Quatre marins britanniques de l’équipe de hockey de la Royal Navy venus participer à un tournoi à Halifax, devront plutôt faire face à la justice canadienne, accusés d’agression sexuelle en groupe (montage Facebook)

Trois des quatre marins britanniques accusés d’avoir agressé sexuellement une femme de Halifax veulent maintenant retourner chez eux et se présentent en cour aujourd’hui pour contester les conditions de leur libération sous caution.

Les hommes veulent retourner au Royaume-Uni en attendant une enquête préliminaire prévue pendant cinq jours en avril prochain à la Cour provinciale de Halifax.

Les quatre marins britanniques, Simon Radford, Joshua Finbow, Craig Stoner et Darren Smalley qui étaient à Halifax pour participer à un tournoi de hockey contre des équipes canadiennes, ont été en avril dernier accusés d’avoir participé à une «agression sexuelle de groupe» sur la personne d’une une femme civile d’une vingtaine d’années dans les casernes de la base militaire de la région de Halifax lors d’une fête bien arrosée fin dans la soirée du 9 au 10 avril.

La Base des Forces canadiennes Suffield est l’hôte de l’Unité d’entraînement de l’Armée britannique Suffield. (capture d’écran)
Le 21 avril, ils avaient été libérés été libérés sous caution cette semaine, mais ne pouvaient pas quitter la Nouvelle-Écosse. Mais, le 2 mai, n’étant plus les bienvenus dans la base où ils résidaient temporairement, les quatre marins britanniques accusés d’agression sexuelle ayant causé des lésions corporelles ont vu leurs conditions de libération être modifiées, et ont été transférés de la base militaire d’Halifax à une autre en Alberta, la BFC Suffield, où se trouve en permanence une unité de l’armée britannique.

Tous, sauf Smalley ont demandé des modifications à leurs conditions de libération sous caution pour leur permettre de retourner au Royaume-Uni

Mais la Couronne devrait s’opposer à la demande.

Entre temps, l’un des accusés, Smalley, a choisi un procès devant juge un jury qui se déroulera en Cour suprême de Nouvelle-Écosse quand on arrivera à cette étape.

Pour sa part, le procureur de la Couronne Scott Morrison a dit qu’en vertu du Code criminel, si deux ou plusieurs des marins accusés de la même infraction optent pour un procès devant juge et jury, les autres « devront suivre » et subiront donc eux aussi un procès devant juge et jury.

Quoi qu’il en soit, on est loin d,en être arrivé là. Le dossier n’a pas encore franchi l’étape de l’enquête préliminaire et, bien sûr, les accusés n’ont pas encore enregistré de plaidoyer.

Si la Cour, comme le prévoient plusieurs observateurs, ne leur accorde pas la modification à leurs conditions de libération qui leur permettraient de rentrer à la maison, ils devront se résigner à passer encore de longs mois à Suffield.

Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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