Manœuvres militaires conjointes américano-sud-coréennes malgré les menaces de Pyongyang

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La présidente de la République de Corée Park Geun-Hye est briefé en août 2013 par le général James Thurman, Commandement des forces multinationales et de forces américaines en Corée, lors de l'opération ULCHI FREEDOM 2013, un exercice de commandement par annuel mené par la Corée du Sud et les États-Unis. (United States Forces Korea)
La présidente de la République de Corée Park Geun-Hye est briefé en août 2013 par le général James Thurman, Commandement des forces multinationales et de forces américaines en Corée, lors de l’opération ULCHI FREEDOM 2013, un exercice de commandement par annuel mené par la Corée du Sud et les États-Unis. (United States Forces Korea)

Des dizaines de milliers de soldats sud-coréens et américains ont entamé lundi des manoeuvres militaires conjointes à grande échelle, simulant une invasion de la Corée du Sud par son voisin du Nord, malgré les menaces de Pyongyang qui a qualifié l’exercice de « déclaration de guerre ».

Les manœuvres militaires annuelles conjointes américano-sud-coréennes ULCHI FREEDOM sont une simulation par ordinateur mais qui mobilisent tout de même 50.000 Sud-Coréens et 3.000 Américains. Ici, des soldats américains et sud-coréens lors de l’opération ULCHI FREEDOM 2012. (Walter T. Ham IV, Eighth Army Public Affairs)
Les manœuvres annuelles, dites ULCHI FREEDOM, qui dureront jusqu’au 28 août selon le ministère sud-coréen de la Défense, sont une simulation par ordinateur mais qui mobilisent tout de même 50.000 Sud-Coréens et 3.000 Américains.

Il s’agit de l’un des nombreux exercices annuels menés par les deux pays et qui sont présentés par Washington et Séoul comme étant à caractère purement défensif.

Pyongyang, les considérant comme une provocation, a menacé les États-Unis d’une « très forte riposte militaire » si l’exercice avait lieu.

Une escarmouche militaire accidentelle pourrait dégénérer et déboucher sur un conflit « généralisé » a prévenu la semaine dernière la Commission nord-coréenne pour la réunification pacifique de la Corée (CRPC), qui s’occupe des questions intercoréennes.

Cet exercice intervient alors que la péninsule connaît un regain de tensions à la suite d’une attaque à la mine antipersonnel imputée à Pyongyang par Séoul.

Deux soldats sud-coréens avaient été blessés dans des explosions, le 4 août près de la frontière.

En représailles, la Corée du Sud a repris la diffusion de messages dénonçant les provocations nord-coréennes par des haut-parleurs installés à la frontière, qui étaient éteints depuis plus de dix ans.

Pyongyang, qui a démenti vendredi avoir joué le moindre rôle dans ces explosions, a exigé que Séoul arrête sa guerre de propagande sous peine de déclencher une action militaire sous la forme de « frappes aveugles ».

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