Navires de ravitaillement: le Projet Resolve de chantier Davie franchit une autre étape

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Le projet Resolve de Chantier Davie prévoit une solution alternative pour palier le retard dans la livraison des navires ravitailleurs de la Marine royale canadienne: acheter un navire de type porte-conteneur qui, une fois démantelé, sera transformé en ravitailleur au chantier Davie, à Lévis, dans la circonscription du ministre canadien de la Sécurité publique, Steven Blaney. (Davieshipbuilding)
Le projet Resolve de Chantier Davie,solution alternative pour palier le retard dans la livraison des navires ravitailleurs, prévoit acheter un navire de type porte-conteneur pour le transformer en ravitailleur. (Davieshipbuilding)

Le ministre de la Défense Jason Kenney a annoncé aujourd’hui que le gouvernement du Canada a signé une lettre d’intention (LI) avec Chantier Davie Canada Inc. et le projet Resolve Inc. pour continuer les discussions concernant le contrat de services de soutien en mer.

La lettre d’intention fournit à Chantier Davie et au projet Resolve la capacité d’entamer des activités limitées et de faire avancer le calendrier du projet, annonce par voie de communiqué la Défense nationale. La lettre fournira aussi une certaine protection financière pour ces dépenses, dans le cas où aucun contrat ne soit octroyé. Tous coût proposé, précise encore le communiqué, devra être pré-approuvés par le gouvernement, exigeant Davie à fournir les raisons pour chaque instance.

La Marine royale canadienne (MRC) se fie aux capacités fournies par les pétroliers ravitailleurs d’escadre (AOR) pour fournir du carburant, des munitions, de l’eau, des pièces de remplacement et de la nourriture aux navires individuels ou aux groupes opérationnels navals, ainsi que pour appuyer les hélicoptères du groupe opérationnel.

Les navires de ravitaillement manquent cruellement à la Marine Royale canadienne depuis la mise au rancart plus tôt que prévu de ses deux seuls navires de ravitaillement, les NCSM Protecteur et Preserver.

Il importait de fournir une solution provisoire en raison du retard dans la livraison par le chantier Seaspan de Vancouver du premier des navires ravitailleurs, qui était officiellement prévue pour 2019, mais a été reportée, le premier navire de ravitaillement n’étant plus prévu avant au moins 2022.

Le 23 juin, le gouvernement canadien avait donc ouvert la porte au Chantier Davie Canada avec qui il annonçait engager des pourparlers préliminaires sur le réaménagement d’un navire commercial à des fins militaires, d’ici à ce que les navires fabriqués par la Seaspan soient prêts, comme le chantier de Lévis lui avait proposé il y a quelques mois.

Afin d’aider la Marine royale canadienne à réaliser leurs missions au courant des prochaines années, le gouvernement du Canada a donc décidé de passer à l’étape suivante au moyen d’une lettre d’intention avec l’entreprise Chantier Davie Canada Inc. et le projet Resolve Inc. pour obtenir des services de ravitailleur provisoire.

«Nous faisons des progrès dans la poursuite d’une capacité de navire de ravitaillement provisoire pour la Marine royale canadienne. Notre priorité est de permettre nos marines d’opérer plus librement partout au monde, tout en maintenant les compétences de nos équipages à jour, en prévoyance de l’arrivée des plus robustes navires de Queenston-classe.», a déclaré le ministre de la Défense, Jason Kenney.

L’objectif, affirme le communiqué de la Défense nationale, vise à fournir un service de ravitaillement en mer à la Marine royale canadienne, et est directement lié à l’état de préparation opérationnel des Forces armées canadiennes, à l’appui de la sécurité nationale et pour remplir les obligations nationales et internationales du Canada. Il peut fournir également, dit aussi le communiqué, des capacités supplémentaires, comme du soutien médical ou à l’aviation, ainsi qu’un commandement et un contrôle améliorés.

Un ravitailleur provisoire aidera aussi les matelots à acquérir et conserver les principaux ensembles de compétences nécessaires pour opérer un NSI de classe Queenston une fois qu’ils seront livrés.

Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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