Opération Impact: les CF-18 canadiens ont frappé une cache de munitions et des bateaux de l’EI

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Des techniciens en systèmes d’armement (Air) de l’Aviation royale canadienne déployés au sein de la Force opérationnelle aérienne en Irak préparent des munitions en vue de les charger à bord d’un chasseur CF-188 Hornet, sur l’aire de trafic du camp Patrice Vincent, au Koweït, au cours de l’opération IMPACT, le 1er août 2015. (Opération IMPACT/MDN)
Des techniciens en systèmes d’armement (Air) de l’Aviation royale canadienne déployés au sein de la Force opérationnelle aérienne en Irak préparent des munitions en vue de les charger à bord d’un chasseur CF-188 Hornet, sur l’aire de trafic du camp Patrice Vincent, au Koweït, au cours de l’opération IMPACT, le 1er août 2015. (Opération IMPACT/MDN)

Après une pause dans les raids aériens entre le 8 et le 15 août, les CF-18 de l’opération IMPACT, la contribution canadienne à la lutte de la Coalition contre l’EI, ont repris leurs bombardements, effectuant cinq frappes depuis le 15 août.

Le 28 août 2015, alors qu’ils participaient à des opérations de la coalition en soutien aux forces de sécurité irakiennes, deux de nos CF18 Hornets ont frappé une cache de munitions du groupe armé l’État islamique (EI) ainsi que des bateaux utilisés par ce groupe pour transporter des munitions dans les environs d’Al-Baghdadi à l’aide de munitions à guidage de précision.

Le 25 août 2015, deux des six chasseurs CF-18 canadiens de l’opération IMPACT ont frappé une position de combat de l’EI au sud de Kirkuk à l’aide de munitions à guidage de précision.

Le 21 août 2015, deux des avions de chasse canadiens ont frappé une zone de préparation du groupe djihadiste à l’est de Tal Afar.

Le 20 août 2015, deux de nos CF-18 Hornet ont frappé deux positions de combat du groupe islamiste ultra-radical , une à l’ouest de Kirkuk et une autre à l’ouest de Mosul,

Et finalement, 15 août 2015, deux CF18 Hornets ont frappé une position de combat du groupe EIIS au Sinjar toujours, comme précédemment, à l’aide de munitions à guidage de précision.

En date du 26 août 2015, la Force opérationnelle aérienne en Irak a effectué 1399 sorties aériennes:

  • Les chasseurs CF188 ont effectué 899 sorties;
  • L’aéronef de ravitaillement CC150T a effectué 240 sorties et a acheminé environ 14 532 000 livres de carburant;
  • Et les aéronefs de patrouille CP140 ont mené 260 missions de reconnaissance.

Les forces kurdes reprennent sept villages dans le nord de l’Irak

Pour leur part, les combattants kurdes d’Irak ont repris sept villages à l’État islamique (EI) dans le nord du pays, a annoncé vendredi 28 août la coalition menée par les États-Unis. Le groupe de djihadistes « continue de perdre des combattants et des chefs à un rythme élevé ».

« Dans un court laps de temps, le peshmergas ont physiquement dégagé et sécurisé beaucoup de terrain soutenus par des frappes aériennes de la coalition. », a déclaré cette semaine le commandant du CJTF-OIR, le commandement de la coalition sur le terrain, le brigadier-général américain Kevin Killea.

Depuis le 26 août, les peshmergas appuyés par les frappes aériennes de la coalition « ont repris le contrôle de plus de 200 kilomètres carrés » de terrain près de la ville de Tuz, au sud de Kirkouk, selon la coalition. Les avions ou drones de la coalition ont mené 25 frappes au total, 13 délibérées et 12 dynamiques, au total appuyer cette offensive.


(Vidéo CJTF-OIR)

Sur les autres principaux points d’affrontements avec l’EI, la situation est plus statique, a indiqué un porte-parole du commandement américain au Moyen-Orient (Centcom).

À Ramadi, le chef-lieu de la province sunnite d’Al-Anbar (ouest) tombé en mai entre les mains des djihadistes, les forces irakiennes continuent leur opération d’isolement de la ville, tentant de couper ses accès. « Cela reste un combat difficile », a déclaré le colonel Patrick Ryder, le porte-parole du Centcom.

« Défis difficiles » pour les forces irakiennes

À Baïji, sur l’axe stratégique Bagdad-Mossoul où des combats acharnés durent depuis des mois. Les forces irakiennes « continuent de tenir leurs positions » dans l’immense raffinerie de la ville, a-t-il indiqué. Dans la ville même, l’EI « a repris un peu de terrain », mais « a payé un prix très lourd pour cela », a-t-il dit.

D’une manière générale, les Irakiens « font face à des défis difficiles à certains endroits », mais en même temps l’EI est sous pression pour allouer ses ressources, a précisé le porte-parole du Commandement central.

Accusations d’avoir causé la mort de civils classées sans suite

Par ailleurs, les accusations portées contre les Canadiens d’avoir causé la mort de civils classées ont été classées sans suite.

Les avions chasseurs canadiens avaient été accusés par d’avoir causé la mort de civils lors d’une mission le 21 janvier 2015. Les attaques aériennes sont survenues lors d’une période de combats intenses entre les forces kurdes et les extrémistes dans les environs de Mossoul. La ville, qui est la deuxième plus importante d’Irak, est sous le contrôle du groupe armé ÉI depuis l’été 2014.

« La source de cette allégation avait elle-même entendu parler de ces victimes potentielles par une autre personne. », avait indiqué le capitaine Kirk Sullivan, du Commandement des opérations interarmées (COIC).

Un peu l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’ours, en somme.

Mais il y a eu quand même enquête du Commandement central de la Coalition sur ces allégations. Et l’enquête sur l’implication présumée des CF-18 n’a finalement pas donné de résultats permettant de prouver les allégations.

L’armée canadienne a été informée quant à elle le 31 janvier que les Américains avaient mené une enquête, qui a finalement été classée sans suite.

Une porte-parole des Forces canadiennes, Ashley Lemire, a affirmé que l’armée n’avait pas ouvert une enquête indépendante de son côté puisqu’elle jugeait que les conclusions des Américains étaient satisfaisantes.

«Il a été reconfirmé que la cible était une position militaire valide d’où le groupe armé État islamique tirait sur les troupes kurdes et irakiennes avec des mitrailleuses lourdes», a déclaré la porte-parole.

*Avec AFP

Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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