Kiir a jusqu’au 1er septembre pour lever ses réserves sur l’accord au Soudan du Sud

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Le président du Soudan du Sud Salva Kiir signe un accord de paix à Juba au Soudan du Sud, le 26 août 2015. (@SarahKagingo)
Le président du Soudan du Sud Salva Kiir signe un accord de paix à Juba au Soudan du Sud, le 26 août 2015. (@SarahKagingo)

Le président sud-soudanais Salva Kiir a jusqu’à mardi pour lever ses réserves sur l’accord de paix au Soudan du Sud, a indiqué mercredi la présidente du Conseil de sécurité, l’ambassadrice du Nigeria Joy Ogwu.

La date limite pour lui est le 1er septembre, a-t-elle déclaré, alors que le Conseil s’était dit prêt mardi soir à agir immédiatement si M. Kiir ne signait pas l’accord sans réserve.

Interrogé sur ce point, l’ambassadrice, qui préside le Conseil en août, a estimé qu’il n’y avait pas de contradiction.

Il a jusqu’au 1er septembre, il a une marge de manoeuvre, a-t-elle répété devant des journalistes.

Quand les rebelles sud-soudanais menés par Riek Machar ont signé l’accord de paix à Addis Abeba le 17 août, Salva Kiir a obtenu un délai de 15 jours, c’est-à-dire jusqu’au 1er septembre, pour l’examiner et donner sa réponse.

Neuf jours après les rebelles, le président Salva Kiir a signé à son tour l’accord mercredi à Juba tout en exprimant de sérieuses réserves, contenues dans un document annexe remis aux médiateurs.

Le Conseil avait menacé mardi de prendre des mesures, y compris des sanctions ou un embargo sur les armes, si Salva Kiir ne se ralliait pas pleinement et sans réserves à l’accord de paix.

La Maison Blanche a immédiatement appelé au respect de l’intégralité de cet accord.

Les Etats-Unis ont proposé la semaine dernière au Conseil une résolution qui imposerait un embargo sur les armes et des sanctions ciblées contre le Soudan du Sud si le pays ne parvient pas à mettre en place un accord de paix.

Mais la Russie, la Chine et les pays africains membres du Conseil se sont montrés réticents à utiliser la contrainte, estimant qu’il fallait ménager les belligérants tant qu’il restait un espoir de les voir signer la paix.

Le conflit a fait des dizaines se milliers de morts et déplacé 2,2 millions de civils depuis décembre 2013.

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