Soudan du Sud/accord de paix: le président Kiir compte signer, affirme le département d’État américain

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Le président du Soudan du Sud Salva Kiir, le 11 juillet 2012 à Juba (Giulio Petrocco/AFP)
Le président du Soudan du Sud Salva Kiir, le 11 juillet 2012 à Juba (Giulio Petrocco/AFP)

Le président sud-soudanais Salva Kiir a dit au secrétaire d’État américain John Kerry qu’il voulait signer l’accord de paix censé mettre fin à la guerre civile dans son pays, bien qu’il ait refusé de le faire lundi, a annoncé mercredi la diplomatie américaine.

M. Kerry a eu au téléphone mercredi le chef de l’État sud-soudanais, a rapporté le porte-parole du département d’État, John Kirby.

« Le président Kiir a assuré au secrétaire d’État qu’il avait toute intention de signer l’accord de paix », a rapporté M. Kirby auprès de quelques journalistes. M. Kiir « a dit avoir besoin de quelques jours de plus pour des consultations, mais il a dit très clairement qu’il avait l’intention de signer », a ajouté le porte-parole.

Lundi soir, le chef de la rébellion au Soudan du Sud, Riek Machar, a signé à Addis Abeba un accord destiné à mettre fin au conflit. Malgré les menaces de sanctions internationales et les condamnations des Etats-Unis et de l’ONU, le président Salva Kiir a refusé de le faire et obtenu un délai de 15 jours pour « mener des consultations ».

Faisant monter la pression, les États-Unis ont fait circuler mercredi un projet de résolution sur les armes et des sanctions ciblées – gel d’actifs, interdictions de voyager – contre les autorités au cas où le président Kiir refuse de signer l’accord.

Le projet de résolution n’entrerait en vigueur que si le président du Soudan du Sud tentait de repousser la signature de l’accord au-delà de la date butoir du 1er septembre, selon un responsable américain à l’ONU.

« L’idée est d’envisager ce qui se passerait dans les 15 jours suivant », a-t-il précisé à des journalistes. « Il ne reste plus qu’un choix à faire, le choix de la paix », a-t-il ajouté.

Les belligérants, qui s’affrontent militairement depuis décembre 2013, se sont accusés ces jours-ci d’avoir lancé de nouvelles offensives.

Washington est très impliqué dans un règlement diplomatique au Soudan du Sud car il est le parrain de l’indépendance de ce jeune Etat né en juillet 2011 de la partition du Soudan, après 30 ans de conflit contre Khartoum. Le pays a replongé dans la guerre en décembre 2013, un conflit marqué par des massacres et atrocités contre des civils qui a fait des dizaines de milliers de morts.

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