Syrie, c’est confirmé: les Américains ont effectué la première frappe pour défendre «leurs» insurgés

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Les Américains, qui ont commencé en mai 2015 à entraîner de petits groupes de rebelles syriens modérés, ont indiqué le 3 août que la Syrie "ne doit pas interférer" avec les actions des forces formées par les États-Unis pour combattre le groupe État islamique. (Archives/AFP)
Les Américains, qui ont commencé en mai 2015 à entraîner de petits groupes de rebelles syriens modérés, ont indiqué le 3 août que la Syrie « ne doit pas interférer » avec les actions des forces formées par les États-Unis pour combattre le groupe État islamique. (Archives/AFP)

Les États-Unis ont mené leur première frappe aérienne pour « défendre » un groupe rebelle en Syrie, a confirmé le Pentagone.
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Mise à jour au 04/08/2015 à 9h03

Mais, la branche d’Al-Qaïda en Syrie a enlevé au moins cinq rebelles entraînés et équipés par les États-Unis dans le nord-ouest du pays, moins d’une semaine après en avoir capturé huit,selon ce que rapporte ce mardi l’OSDH (un organisme indépendant qui s’appuie sur un vaste réseau d’informateurs sur le terrain, en Syrie).

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Cette première frappe défensive américaine sur le territoire syrien a été menée vendredi et devait appuyer le groupe rebelle Nouvelle Syrie, selon un porte-parole du Pentagone, Bill Urban.

« Nous devons agir pour défendre le groupe Nouvelle Syrie, que nous avons entraîné et équipé », a assuré le porte-parole.

Un haut responsable gouvernemental avait annoncé que les États-Unis avaient bombardé des positions du groupe djihadiste Al-Nosra, en réponse à une attaque menée contre les rebelles entraînés par les États-Unis.

Un peu plus tôt, le porte-parole de la Maison Blanche Josh Earnest avait indiqué que la Syrie « ne doit pas interférer » avec les actions des forces formées par les Américains pour combattre le groupe État islamique.

À défaut de quoi, « des mesures supplémentaires » pourraient être prises pour les protéger, a-t-il ajouté laissant planer la menace de frappes aériennes contre les forces du président Bachar al-Assad.

Washington signe ainsi le renforcement de son engagement dans la guerre civile qui déchire le pays depuis plus de quatre ans.

À la mi-juillet, au moins 54 rebelles armés et équipés par Washington sont entrés en Syrie. Ils sont le premier groupe d’insurgés, se faisant appeler la Division 30 et censés lutter contre le groupe djihadiste État islamique (EI) en Syrie.

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