Syrie: l’EI détruit un monastère du 5e siècle

Image diffusée par un média du groupe Etat islamique (Welayat Dimashq) le 21 août 2015, censée montrer des jihadistes se préparant à détruire le monastère syriaque catholique de Saint Elian à al-Qaryataïne. (Welayat Dimashq/AFP)
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Image diffusée par un média du groupe Etat islamique (Welayat Dimashq) le 21 août 2015, censée montrer des jihadistes se préparant à détruire le monastère syriaque catholique de Saint Elian à al-Qaryataïne. (Welayat Dimashq/AFP)
Image diffusée par un média du groupe Etat islamique (Welayat Dimashq) le 21 août 2015, censée montrer des jihadistes se préparant à détruire le monastère syriaque catholique de Saint Elian à al-Qaryataïne. (Welayat Dimashq/AFP)

L’organisation extrémiste État islamique a détruit un monastère syriaque catholique du 5e siècle dans le centre de la Syrie, a rapporté vendredi l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

«L’EI a détruit hier [jeudi] le monastère de Saint Elian à al-Qaryataïne», localité de la province de Homs capturée par les djihadistes le 5 août.

«Au moyen de bulldozers, ils ont détruit le monastère sous prétexte que les gens y adoraient un [autre] dieu que Dieu», a indiqué à l’AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l’Observatoire.

Le groupe ultra-radical a posté en ligne des photos du monastère et celles de bulldozers opérant des destructions de parties du lieu.

Le monastère, qui porte le nom d’un saint de Homs martyrisé par les Romains pour avoir refusé d’abandonner le christianisme, était un lieu de pèlerinage et de dialogue entre les religions à al-Qaryataïne, elle même symbole de coexistence entre chrétiens et musulmans.

Le jour de la capture d’al-Qaryataïne, l’EI a enlevé au moins 230 personnes, dont des dizaines de chrétiens. Selon l’Observatoire, 48 d’entre elles ont été relâchées et 110 ont été conduites vers le bastion de l’EI à Raqa (nord). Le sort des 70 autres reste inconnu.

En mai, un prêtre syriaque catholique du monastère, le père Jacques Mourad, avait été enlevé par trois hommes masqués, au lendemain de la prise par l’EI de la ville antique de Palmyre, proche de cette localité.

L’organisation, qui s’est implantée en Syrie à la faveur de la guerre civile, a déjà détruit une série d’églises et de lieux saints qu’il considère comme hérétiques.