Trois des quatre marins britanniques accusés de viol collectif à Halifax peuvent retourner chez eux

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Quatre marins britanniques de l’équipe de hockey de la Royal Navy venus participer à un tournoi à Halifax, devront plutôt faire face à la justice canadienne, accusés d’agression sexuelle en groupe (montage Facebook)
Quatre marins britanniques de l’équipe de hockey de la Royal Navy venus participer à un tournoi à Halifax, devront plutôt faire face à la justice canadienne, accusés d’agression sexuelle en groupe (montage Facebook)

Trois des quatre marins britanniques accusés du viol collectif d’une civile canadienne plus tôt cette année à Halifax, où ils étaient venus disputer un tournoi de hockey, pourront finalement retourner chez eux au Royaume-Uni y attendre leur prochaine comparution en cour, tel qu’ils le demandaient.

Ainsi en a décidé le juge Josh Arnold de la Cour suprême de Nouvelle-Écosse mercredi après-midi.

Les hommes sont libérés sous caution en espèces de 10.000 $ chacun, 3.000 $ de plus que la précédente caution qui avait été fixée à 7.000 $. Il leur est bien ûr également interdit fde communiquer de quelque façon que ce soit avec la présumée victime.

Des quatre marins accusés, seuls trois d,entre eux, Simon Radford, 31, Joshua Finbow, 23, et Craig Stoner, 25, avaient demandé des modifications à leurs conditions de libération sous caution pour pouvoir rentrer au Royaume-Uni.Le quatrième, Darren Smalley, 35, n’a pas demandé à la Cour de changement à ses conditions de libération. Il restera pour sa part au Canada à la BFC Suffield, en Alberta, où il y a une unité de formation de l’armée britannique et où les quatre marins avaient été envoyés en mai dernier.

Ils sont tous accusés d’agression sexuelle causant des lésions corporelles et d’agression sexuelle commis avec une ou plusieurs personnes.

Le juge Arnold a aussi imposés d’autres conditions aux trois marins qui pourront retourner chez eux au Royaume-Uni.Arnold.

Ils se verront remettre leurs passeports pour pouvoir rentrer au Royaume-Uni, mais ils doivent le remettre à la Royal Navy dès leur arrivée. Ils ont également reçu l’ordre de donner la Royal Navy leur consentement écrit d’informer la Cour suprême de la Nouvelle-Écosse si jamais ils demandaient à récupérer leurs passeports, ou tentaient de quitter la marine ou de se déplacer.

Les trois marins doivent également se rapporter, par téléphone, aux tribunaux canadiens tous les vendredi, et ils devront être de retour au Canada cinq jours avant leur prochaine date de comparution. L’enquête préliminaire est prévue pour avril 2016.

À cette étape, avant l,enquête préliminaire, les marins n’ont pas eu encore à enregistrer un plaidoyer.

Une interdiction de publication empêche les détails de l’enquête sur le cautionnement d’être dévoilés, mais le juge Arnold a déclaré que la Cour prenait cette affaire « très au sérieux ».

Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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