Turquie: un soldat et sept rebelles kurdes tués

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Un soldat, grièvement blessé à la suite de l'explosion d'une bombe artisanale à Bingöl, dans l'est, a succombé à ses blessures, rapporte l'agence turque Anatolie le 13 août 2015 en soirée. (Compte Twitter/‏@anadoluajansi)
Un soldat, grièvement blessé à la suite de l’explosion d’une bombe artisanale à Bingöl, dans l’est, a succombé à ses blessures, rapporte l’agence turque Anatolie le 13 août 2015 en soirée. (Compte Twitter/‏@anadoluajansi)

Un militaire a été tué par un engin explosif et sept rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) ont péri dans des heurts avec l’armée dans la nuit de mercredi à jeudi dans le sud-est de la Turquie, a annoncé l’état-major turc.

Un soldat, grièvement blessé à la suite de l’explosion d’une bombe artisanale à Bingöl, dans l’est, a succombé à ses blessures, a fait savoir l’armée dans un communiqué diffusé jeudi soir.

Quelques heures plus tôt, de violents affrontements avaient éclaté dans la région montagneuse d’Agri, frontalière de l’Iran et située non loin de l’Arménie. La police a répliqué aux tirs de roquettes par les rebelles kurdes sur un poste de gendarmerie, et tué trois terroristes.

L’agence de presse prokurde Firat a cependant affirmé que deux des trois personnes tuées étaient en réalité des adolescents âgés de 15 et 16 ans travaillant dans une boulangerie de la commune. Ils ont été touchés par les tirs de la police qui visait les bâtiments à proximité de leur lieu de travail, selon la même source.

« C’est une exécution », a commenté l’avocat du parti prokurde HDP (Parti démocratique des peuples), Dirayet Tasdemir, auprès de Firat.

Ces informations ne pouvaient être vérifiées.

Plus au sud, à quelques dizaines de kilomètres de la Syrie et de l’Irak, des échanges de tirs ont opposé à Silopi rebelles et soldats. Quatre terroristes ont été tués, a déclaré l’état-major turc.

Depuis qu’Ankara a déclenché le 24 juillet une guerre contre le terrorisme visant simultanément le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et les combattants du groupe EI, le long de sa frontière avec la Syrie et l’Irak, la Turquie vit une véritable escalade des violences.

Les dizaines de raids aériens se sont concentrés sur la guérilla kurde et les accrochages sont désormais quotidiens depuis trois semaines entre les forces d’Ankara et les combattants kurdes.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan répète à l’envi son intention de poursuivre les raids contre les rebelles kurdes jusqu’à ce qu’il ne reste plus aucun terroriste.

Le processus de paix engagé en 2012 avec le PKK est gelé, a-t-il encore martelé mercredi, affirmant que les combats dureraient jusqu’à ce que les rebelles quittent la Turquie et enterrent leurs armes.

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