Une délégation de l’opposition syrienne tolérée par Damas dimanche à Moscou

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Rencontre, le 13 août 2015 à Moscou, du ministre russe des Affaires étrangères et de la Coalition nationale syrienne réunissant des représentants de l'opposition syrienne en exil et les responsables russes.(E.Pesov/Ministère russe des Affaires étrangères)
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Rencontre, le 13 août 2015 à Moscou, du ministre russe des Affaires étrangères et de la Coalition nationale syrienne réunissant des représentants de l'opposition syrienne en exil et les responsables russes.(E.Pesov/Ministère russe des Affaires étrangères)
Rencontre, le 13 août 2015 à Moscou, du ministre russe des Affaires étrangères et de la Coalition nationale syrienne réunissant des représentants de l’opposition syrienne en exil et les responsables russes.(E.Pesov/Ministère russe des Affaires étrangères)

Une délégation de l’opposition syrienne tolérée par Damas se retrouvera à partir de dimanche pour une semaine à Moscou, a indiqué jeudi à l’AFP le ministère russe des Affaires étrangères.

Les contacts se poursuivent pour le règlement de la question syrienne. Une délégation syrienne sera à Moscou du 23 au 30 août, a déclaré à l’AFP Maria Zakharova, la porte-parole du ministère des Affaires étrangères.

Selon le ministère, la délégation sera menée par Ali Haïdar, ministre syrien de la Réconciliation mais officiellement membre de l’opposition tolérée.

Deux parlementaires, un homme d’affaires et plusieurs responsables politiques l’accompagneront. Ils rencontreront lundi le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Mikhaïl Bogdanov.

Tarek Al-Ahmad, membre du bureau politique du parti national social syrien, a affirmé à l’AFP que la délégation discutera avec M. Bogdanov, directement chargé par le président Poutine du dossier syrien, des efforts russes pour mettre en application les décisions de Genève 1. Le reste de leur programme n’a pas été communiqué.

Le communiqué dit de Genève 1, un document signé par les grandes puissances le 30 juin 2012 comme plan de règlement politique du conflit, prévoit la mise en place d’un gouvernement de transition, mais ne précise pas l’avenir de Bachar al-Assad.

Cette visite intervient au moment où le dossier syrien connaît un regain d’activité diplomatique. Le Conseil de sécurité des Nations unies a ainsi soutenu en début de semaine un nouveau plan pour la paix en Syrie.

Il s’agit du premier plan politique concernant le conflit syrien sur lequel tous les pays membres du Conseil ont réussi à se mettre d’accord.

Dans le même temps, le ministre russe des Affaires étrangères a multiplié les discussions avec ses homologues, notamment iranien et saoudien. Il a également rencontré récemment à Moscou le chef de la coalition de l’opposition syrienne en exil, Khaled Khoja.

Fin 2014 et au début de l’année, Moscou avait accueilli deux cycles de négociations entre le régime et l’opposition tolérée, mais peu représentative, qui n’ont pas abouti à des solutions concrètes d’autant que l’opposition en exil, soutenue par l’Occident, n’y participait pas.

Le sort du président Bachar al-Assad reste au centre des désaccords entre Russes d’un côté et Occidentaux, pays arabes et opposants syriens de l’autre. Sergueï Lavrov a répété lundi que poser le départ de Bachar al-Assad comme précondition à un règlement du conflit est inacceptable pour la Russie.

Moscou prône par ailleurs une coalition élargie comprenant, notamment, la Turquie, l’Irak, l’Arabie saoudite mais aussi l’armée régulière syrienne pour lutter contre le groupe Etat islamique (EI) en Syrie.