Washington accuse Damas d’accentuer les attaques aux barils d’explosifs

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Selon l'OSDH, l'armée utilise ces «barils d'explosifs» tapissés de béton et remplis de TNT «pour faire un maximum de destructions et de morts». Ici, Nadia, un quartier d'Alep, après une attaque à l'aide de barils d'explosifs (Alepo Media Center)
Selon l’OSDH, l’armée utilise ces «barils d’explosifs» tapissés de béton et remplis de TNT «pour faire un maximum de destructions et de morts». Ici, Nadia, un quartier d’Alep, après une attaque à l’aide de barils d’explosifs (Archives/Alepo Media Center)

Les forces gouvernementales syriennes ont jeté plus de 2.000 bombes aux barils d’explosifs à travers le pays depuis juillet, tuant plusieurs centaines de personnes, a accusé l’ambassadrice américaine auprès des Nations unies jeudi.

Samantha Power a une nouvelle fois appelé à agir contre cette pratique, particulièrement utilisée dans la banlieue de Damas et qui fait l’objet d’une résolution de l’ONU adoptée en février 2014, exigeant elle aussi la fin de ces bombardements attribués par les pays occidentaux au régime du président Bachar al-Assad.

« Le régime Assad a apparemment accentué son utilisation répugnante des barils d’explosifs comme instrument de terreur à l’encontre des civils syriens innocents », a-t-elle condamné dans un communiqué.

« Il est grand temps pour la communauté internationale de se réunir pour mettre fin à l’usage déplorable des barils d’explosifs et toute autre forme d’attaque contre les civils en Syrie ».

Les Occidentaux, France, États-Unis et Grande-Bretagne en tête, accusent le régime syrien de mener ces attaques depuis des hélicoptères.

Mme Power a également condamné la dernière vague d’attaque du genre, qui a « tué des centaines de personnes et détruit écoles, marchés, hôpitaux et ambulances ».

Le Conseil de sécurité étudie plusieurs nouveaux projets de résolutions visant à accroître la pression sur Damas.

Selon des ONG, ces attaques sont l’une des principales causes de décès dans le pays entré dans sa cinquième année d’un conflit qui a fait plus de 240.000 victimes.

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