Washington va dénoncer devant l’ONU la visite d’un général iranien à Moscou

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Le général Ghassem Souleimani, chef de l'unité iranienne d’élite Quods , qui joue en Irak un rôle militaire important depuis la chute de Mossoul l'an dernier et la conquête par le groupe armé État islamique de pans entiers du territoire irakien. (Archives/Al-Manar)
Le général Ghassem Souleimani, chef de l’unité iranienne d’élite Quods , qui joue en Irak un rôle militaire important depuis la chute de Mossoul l’an dernier et la conquête par le groupe armé État islamique de pans entiers du territoire irakien. (Archives/Al-Manar)

Les États-Unis ont annoncé mercredi qu’ils allaient dénoncer devant le Conseil de sécurité de l’ONU une récente visite à Moscou d’un influent général iranien, en violation de résolutions onusiennes interdisant à ce haut gradé de Téhéran de se rendre à l’étranger.

Ce voyage du général Ghassem Souleimani, apparemment fin juillet, n’avait pas fait grand bruit jusqu’à ce qu’elle soit évoquée la semaine dernière par un média iranien et la chaîne américaine Fox News, dans un contexte d’intense activité diplomatique sur le conflit en Syrie, impliquant les Etats-Unis, la Russie, l’Arabie saoudite et l’Iran.

Le porte-parole du département d’État Mark Toner a confirmé cette visite en Russie du général Souleimani, responsable des Gardiens de la révolution iraniens et chef de la force Qods chargée des opérations extérieures de l’armée d’élite du régime.

« Nous avons clairement exprimé nos préoccupations auprès de la Russie et nous poursuivons aussi au sein du Conseil de sécurité », a protesté M. Toner, disant ne pas connaître le motif du voyage, ni n’avoir reçu d’explications de Moscou ou de Téhéran.

Il s’agit, selon le porte-parole, d' »une violation des résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU et un grave motif de préoccupation pour le Conseil de sécurité et évidemment pour les États-Unis ».

« Nous avons l’intention de travailler avec le Conseil de sécurité et son comité des sanctions contre l’Iran (…) pour garantir qu’il y ait une enquête complète et adéquate », a mis en garde M. Toner.

Il a souligné que « les sanctions de l’ONU contre Souleimani restaient en vigueur » et a « appelé tous les pays à respecter et à appliquer toutes les désignations portées par les résolutions du Conseil de sécurité ».

Le général Souleimani est sous le coup, avec d’autres responsables iraniens, d’une résolution du Conseil de sécurité adoptée en 2007 qui leur interdit de voyager à l’étranger en raison de leurs liens présumés avec les programmes nucléaire ou de missiles balistiques de l’Iran.

Puissance chiite régionale, l’Iran apporte un soutien militaire à la Syrie de Bachar al-Assad contre le groupe radical sunnite Etat islamique, ainsi qu’un appui à Bagdad via l’aide aux milices chiites irakiennes. Le général Souleimani est considéré comme la pièce maîtresse de cette assistance militaire.

Par ailleurs, depuis l’accord sur le nucléaire iranien le 14 juillet, la Syrie fait l’objet d’importants échanges diplomatiques. Washington, Moscou et Ryad ont tenu une réunion tripartite à Doha le 3 août et Téhéran a annoncé qu’il présenterait à l’ONU un plan de paix pour la Syrie.

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