Après le coup d’État, l’UA suspend le Burkina et sanctionne les putschistes

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La cérémonie d'ouverture de la 20e assemblée de l'Union Africaine, à Addis Abeba, la capitale éthiopienne, les 27 et 28 janvier 2013 (Photo: Union africaine)
Le Conseil de Paix et Sécurité de l’Union Africaine. (Archives/Union africaine)

L’Union africaine a annoncé vendredi la suspension du Burkina Faso, ainsi que des sanctions à l’encontre des instigateurs du coup d’État militaire qui a donné un coup d’arrêt aux élections prévues en octobre dans ce pays d’Afrique de l’Ouest.

A l’issue d’une réunion de son Conseil de paix et de sécurité (CPS), l’Union africaine (UA) a décidé de suspendre le Burkina Faso de toutes les activités de l’UA avec effet immédiat, a déclaré à la presse le représentant ougandais Mull Katende, qui assure la présidence tournante du Conseil, au terme d’une réunion d’urgence de plusieurs heures au siège de l’organisation à Addis Abeba.

Le CPS a également voté l’adoption de sanctions à l’encontre de tous les membres du soi-disant Conseil national pour la démocratie qui a mené le putsch, tous frappés d’une interdiction de voyager et d’un gel des avoirs dans tous les États membres de l’organisation panafricaine.

Le diplomate ougandais a qualifié d’acte terroriste qui doit être traité comme tel la séquestration du président de transition Michel Kafando et d’autres membres du gouvernement par les militaires du Régiment de sécurité présidentielle (RSP), l’ancienne garde prétorienne du président déchu Blaise Compaoré.

Toutes les mesures prises par ceux qui ont pris le pouvoir par la force au Burkina Faso sont nulles et non avenues. L’UA ne reconnaît aucun processus en dehors de la transition, a ajouté le diplomate au nom du Conseil de paix et de sécurité.

Le Conseil demande en outre à la commission de compiler une liste des membres de la junte et décide de qualifier tous les officiers du RSP d’éléments terroristes.

Selon la charte de l’UA, tout État membre où se produit un changement inconstitutionnel de pouvoir, doit être suspendu de l’organisation jusqu’au retour de l’ordre constitutionnel.

La présidente de la Commission Nkosazana Dlamini-Zuma avait déjà qualifié jeudi la séquestration par les militaires du président et du Premier ministre d’acte terroriste et avait rejeté comme nulle et sans effet la destitution de Michel Kafando.

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