Certains prisonniers de Guantanamo resteront enfermés «indéfiniment», explique Ash Carter

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Certains prisonniers de Guantanamo resteront enfermés «indéfiniment» a expliqué mardi 1er septembre le secrétaire américain à la Défense Ashton Carter, qui répondait depuis le Pentagone à des questions posées par des militaires américains dans le monde entier. (Archives/Saul Loeb/AFP)
Certains prisonniers de Guantanamo resteront enfermés «indéfiniment» a expliqué mardi 1er septembre le secrétaire américain à la Défense Ashton Carter, qui répondait depuis le Pentagone à des questions posées par des militaires américains dans le monde entier. (Archives/Saul Loeb/AFP)

Environ la moitié des 116 détenus de Guantanamo doivent rester enfermés « indéfiniment », a rappelé mardi le secrétaire américain à la Défense Ashton Carter, alors que l’administration américaine cherche à fermer la prison, comme promis par Barack Obama.

« La raison pour laquelle il est compliqué de fermer Guantanamo est celle-ci: certains des prisonniers qui sont là doivent être détenus indéfiniment, ils doivent juste être enfermés », a déclaré M. Carter, qui répondait depuis le Pentagone à des questions posées par des militaires américains dans le monde entier.

Il y a « environ une moitié des détenus qui ne peuvent être libérés, point final », a-t-il dit, ce qui oblige à trouver un autre lieu de détention aux Etats-Unis si Guantanamo doit fermer, a-t-il dit.

« Mon point de vue est qu’il serait bon si possible de fermer Guantanamo, si cela peut être fait en toute sécurité », a-t-il souligné.

L’administration américaine est en train de chercher un lieu sur le territoire des États-Unis pour transférer les détenus de Guantanamo et fermer le camp de prisonnier situé à Cuba.

Le Pentagone évalue notamment les coûts d’un transfert des détenus dans les prisons militaires de Fort Leavenworth (Kansas) ou Charleston (Caroline du Sud).

Ashton Carter et la conseillère du président Obama pour l’antiterrorisme, Lisa Monaco, doivent présenter prochainement au Congrès un nouveau plan pour fermer cette prison hautement controversée, créée il y a 13 ans sur l’île de Cuba dans la foulée des attentats du 11 Septembre 2001.

Certaines voix s’élèvent déjà pour mettre en garde contre la tentation de pérenniser sur le sol américain un système de détention illimitée sans procès, objet de toutes les critiques.

Une telle solution, affirment-ils, reviendrait à déplacer, plutôt qu’à fermer la célèbre prison.

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