Deux chasseurs ultramodernes américains F-22 en visite en Estonie

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Un F-22 Raptor dans le ciel du Maryland lors d'un spectacle aérien (U.S. Air Force photo/Senior Airman Daniel Hughes)
Un F-22 Raptor dans le ciel du Maryland lors d’un spectacle aérien (U.S. Air Force photo/Senior Airman Daniel Hughes)

Deux chasseurs furtifs américains F-22 Raptor ont atterri vendredi dans la base aérienne d’Amari, dans le nord de l’Estonie, a annoncé l’armée de l’air de ce pays balte.

Il s’agit du premier survol du territoire de l’ex-URSS par ces appareils ultramodernes. L’Estonie, ancienne république soviétique, est aujourd’hui membre de l’Otan et de l’UE.

La visite des avions a lieu dans le cadre des efforts faits par les Etats-Unis pour rassurer les pays de la région face à la Russie, impliquée dans le conflit en Ukraine depuis l’annexion de la Crimée, l’année dernière.

Les appareils ont atterri à midi à la base d’Amari, ancien aéroport militaire soviétique où stationnent actuellement des chasseurs allemands dans le cadre de la mission de surveillance de l’espace aérien des pays baltes par l’Otan.

La visite ne doit durer que quelque heures a déclaré à l’AFP un responsable de l’armée de l’air, Alar Laats. « Ils vont retourner en fin d’après-midi ou dans la soirée à la base en Allemagne », d’où ils sont venus, a-t-il déclaré.

Lundi, les deux appareils avaient effectué une mission en Pologne.

Le F-22 est un chasseur conçu pour des missions air-air (attaques d’autres appareils). Furtif et bourré d’électronique, il a pour mission de détruire les avions ennemis avant même que ceux-ci puissent le détecter. Il est également capable d’attaques au sol.

Déclaré opérationnel en 2005, le F-22 a été employé pour la première fois au combat en septembre 2014 dans le cadre des frappes de la coalition contre le groupe Etat islamique, en Irak et en Syrie.

L’US Air Force compte environ 180 de ces appareils.

Les trois pays baltes, restés sous occupation soviétique jusqu’en 1991, s’inquiètent des ambitions de Moscou dans la région de la Baltique. L’Estonie et la Lettonie craignent notamment une déstabilisation liée à leur importante minorité russophone, constituant respectivement un quart et un tiers de leur population.

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