En France, la lutte contre la radicalisation djihadiste prendra «une génération» affirme Manuel Valls

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Manuel Valls dans un train entre Evry et Paris le 5 septembre 2015. (AFP/Archives/DOMINIQUE FAGET)
Manuel Valls dans un train entre Evry et Paris le 5 septembre 2015. (AFP/Archives/DOMINIQUE FAGET)

La lutte contre la radicalisation djihadiste de jeunes en France prendra « une génération », a prévenu vendredi Manuel Valls, affichant son intention de mobiliser « toute la société » car l’action des seuls services de renseignement « ne suffira pas ».

Dans le cadre de son déplacement en Suède, le Premier ministre participait vendredi matin à une table ronde consacrée à une initiative suédoise en matière de lutte contre la radicalisation, dont il a affiché la volonté de s’inspirer.

« Le plus important, et c’est le sens de cette table ronde, c’est comment on mobilise la société. La seule action antiterroriste de nos services ne suffira pas », a déclaré M. Valls lors d’un échange avec ses interlocuteurs suédois.

« Et comme c’est en effet un phénomène qui va durer, c’est une question d’une génération. D’une génération », a-t-il insisté.

« Il y a selon moi des milliers de jeunes en France qui peuvent tomber dans ce phénomène de radicalisation », a poursuivi le Premier ministre.

Et même si le combat contre l’organisation État islamique était victorieux, « il y aura toujours ce phénomène sous d’autres formes », a-t-il prévenu.

La table ronde réunissait notamment le ministre suédois de l’Intérieur Anders Ygeman et l’ancienne leader sociale-démocrate Mona Sahlin, désormais coordinatrice nationale pour la prévention de l’extrémisme violent, ainsi que deux responsables religieux musulmans et des experts.

L’initiative suédoise, qui passe par un réseau de quelque 280 personnes (1 par commune en Suède), vise notamment à associer écoles, cultes, collectivités locales, ainsi que les mères de famille.

Le Danemark voisin a également lancé une initiative de déradicalisation de jeunes musulmans partis ou tentés par un départ en Syrie ou en Irak, via un système de tutorat expérimenté à Aarhus, la deuxième ville du pays.

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