Guerre contre l’EI: 50 espions américains dénoncent la manipulation d’informations

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Deux F-15E Strike Eagles de la US Air Force volent au dessus du nord de l'Irak après avoir effectué des frappes aériennes  sur des positions du groupe l'État islamique en Syrie le 23 septembre 2014 (Senior Airman Matthew Bruch/US Air Force)
Deux F-15E Strike Eagles de la US Air Force volent au dessus du nord de l’Irak après avoir effectué des frappes aériennes sur des positions du groupe l’État islamique en Syrie le 23 septembre 2014 (Senior Airman Matthew Bruch/US Air Force)

Des dizaines de spécialistes américains du renseignement se sont plaints de voir enjolivés leurs rapports sur la guerre contre le groupe armé État islamique (EI) menée essentiellement par les États-Unis, selon le site d’information The Daily Beast.

Le New York Times avait révélé en août que le Pentagone enquêtait sur cette affaire, au moins un analyste ayant accusé des officiers supérieurs de retravailler les conclusions des services de renseignement sur les progrès de la coalition contre l’EI, dans les rapports sont destinés notamment au président Barack Obama.

Le malaise serait en fait bien plus généralisé, selon The Daily Beast, qui rapporte, citant des responsables anonymes de la Défense américaine, que ce sont plus de 50 analystes du commandement responsable du Proche-Orient (Centcom) qui se sont plaints formellement d’avoir vu leurs rapports altérés pour les rendre plus optimistes.

Le nombre d’analystes frondeurs laisse à penser qu’il s’agit d’un problème «systémique», souligne le Daily Beast dans son article publié mercredi soir.

«Le cancer est au coeur des hauts échelons du commandement des renseignements», déclare sous couvert de l’anonymat un responsable de la Défense, cité par le site.

Ces informations font résonner aux États-Unis le fiasco, encore vif dans les mémoires, des informations sur les supposées armes de destruction massive en Irak. La puissante agence américaine de renseignement, la CIA, ayant été critiquée pour avoir eu «tout faux».

Une directive du bureau du directeur du renseignement (DNI), qui coordonne les 17 agences américaines de renseignement, stipule que les analyses «ne doivent pas être déformées» en faveur d’un quelconque point de vue politique, programme ou public particulier.

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