L’ayatollah Khamenei dénonce l’infiltration «politique et culturelle» des États-Unis

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Le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei (photo: AFP)
Le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei (photo: AFP)

Le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a mis en garde mercredi contre l’infiltration «politique et culturelle» des États-Unis lors d’un discours devant les commandants des Gardiens de la révolution, l’armée d’élite du régime islamique.

«L’infiltration économique et sécuritaire est dangereuse, mais l’infiltration politique et culturelle l’est encore davantage», a déclaré le numéro un iranien, selon son site internet.

«L’ennemi signifie l’oppression mondiale et son symbole parfait, les États-Unis», a-t-il affirmé.

Il a souligné que les Gardiens de la révolution avaient un rôle particulier pour défendre le régime islamique et lutter contre «la tentative d’infiltration de l’ennemi».

«L’objectif de l’ennemi est que le peuple iranien abandonne son idéal révolutionnaire et perde de sa puissance», a ajouté le numéro un iranien.

«Ils veulent que le peuple et le régime s’endorment, et dans dix ans lorsque, par exemple, je ne serai plus là, ils réaliseront leurs objectifs, mais le peuple et les responsables ne le permettront pas», a-t-il ajouté.

Le guide suprême iranien, âgé de 76 ans et qui a le dernier mot dans les grandes affaires du pays, dénonce régulièrement les États-Unis encore récemment qualifiés de «grand Satan».

La semaine dernière, il avait déclaré qu’il n’y aurait pas de négociations autres que nucléaires avec les Américains.

L’Iran et les puissances du groupe 5+1 (États-Unis, France, Royaume-Uni, Russie, Chine et Allemagne) ont conclu le 14 juillet dernier un accord historique sur le nucléaire iranien.

L’accord vise à garantir le caractère pacifique du programme nucléaire iranien avec des restrictions sur au moins dix ans en échange d’une levée progressive et réversible des sanctions économiques internationales.

L’Iran et les États-Unis n’ont plus de relations diplomatiques depuis 1980, mais grâce aux négociations nucléaires ils ont entamé une timide normalisation. Le secrétaire d’État américain John Kerry et le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, se sont rencontrés à de multiples reprises pour faire avancer les pourparlers sur le dossier nucléaire.

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