Libye: un navire contrebandier russe saisi par les gardes-côtes

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Le port pétrolier d'Hariqa, à Tobruk, Libye, le 20 août 2013 (Mahmud Turkia/AFP)
Le port pétrolier d’Hariqa, à Tobruk, Libye, le 20 août 2013 (Archives/Mahmud Turkia/AFP)

Les gardes-côtes libyens ont annoncé jeudi avoir intercepté un tanker, battant pavillon russe, suspecté de transporter clandestinement de l’essence.

Le navire a été conduit vers la base navale de Tripoli et les douze membres russes de son équipage arrêtés, a déclaré à l’AFP le capitaine et chef des opérations Taoufik Mohamad Assakir.

En proie au chaos depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye compte deux parlements rivaux: celui basé dans la capitale Tripoli aux mains d’une coalition de milices, Fajr Libya, et celui installé à Tobrouk (est), le seul reconnu par la communauté internationale.

« Nous avons reçu un signalement mercredi sur la présence (dans les eaux territoriales libyennes) d’un navire transportant une cargaison illégale d’essence près de Zouara (ouest) », a ajouté M. Assakir.

Le navire se trouvait à 14 milles marins au large de Zouara lorsqu’il a été intercepté par les gardes-côtes et conduit à la base navale de Tripoli, a précisé M. Assakir, s’exprimant devant le tanker russe qui transportait 5 millions de litres d’essence.

À Moscou, une porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères Maria Zakharova a déclaré à la presse: « Notre ambassade est actuellement en contact avec les autorités (de Tripoli) pour clarifier le sort des membres de l’équipage ».

« Tout ce qui devra être fait pour leur libération et pour résoudre cette affaire, sera fait », a-t-elle ajouté.

En mars 2014, les forces spéciales de la marine américaine avait saisi un pétrolier nord-coréen, le Morning Glory, chargé de brut acheté illégalement à des rebelles libyens, avant de le remettre ensuite aux autorités libyennes.

Alors que les forces libyennes se livrent à un bras de fer politique au risque de diviser le pays, les armes continuent de proliférer, les frontières maritimes et terrestres restent sous la coupe de passeurs et de trafiquants, et la menace du groupe jihadiste Etat islamique (EI) grandit.

Le groupe EI, qui contrôle de larges zones en Irak et en Syrie, s’est implanté l’an dernier en Libye.

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