L’ONU envisage de nouvelles sanctions contre des chefs militaires sud-soudanais

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Des enfants soldats du Soudan du sud portent leurs armes avant une cérémonie de démobilisation organisée par Unicef, le 10 février 2015 à Pibor, dans l'état de Jonglei (Charles Lomodong/AFP)
Des enfants soldats du Soudan du sud portent leurs armes avant une cérémonie de démobilisation organisée par Unicef, le 10 février 2015 à Pibor, dans l’état de Jonglei (Charles Lomodong/AFP)

Le Conseil de sécurité de l’ONU examine la possibilité de sanctionner deux responsables militaires au Soudan du Sud alors que le cessez-le-feu dans ce pays vient encore d’être mis à mal par de nouveaux combats.

Selon des diplomates, les sanctions (gel des avoirs et interdiction de voyager) envisagées contre Paul Malong, un des responsables de l’armée sud-soudanaise, et le commandant rebelle Johnson Olony entreront en vigueur mardi à 15H00 locales (19H00 GMT) si aucun des 15 pays du Conseil ne s’y oppose.

Ces nouvelles sanctions ciblées avaient été proposées début septembre au Conseil par les Etats-Unis, dans une énième tentative pour faire pression sur le gouvernement et la rébellion du jeune pays ravagé par vingt mois de guerre civile.

Paul Malong est un ancien gouverneur de l’Etat du Bahr al Ghazal (nord), qui a acquis une longue expérience militaire dans la guerre civile opposant Khartoum et la rébellion sud-soudanaise entre 1983 et 2005.

Johnson Olony est un commandant rebelle qui mène les combats contre les forces gouvernementales dans l’Etat pétrolier du Haut Nil (nord).

Le comité des sanctions du Conseil avait déjà décidé en juillet de sanctionner six chefs militaires du Soudan du Sud, trois du côté des forces gouvernementales et trois du côté des rebelles.

Le Soudan du Sud a proclamé son indépendance en juillet 2011, grâce à la partition du Soudan, sous les auspices des Etats-Unis. La plus jeune nation du monde a replongé deux ans et demi plus tard dans la guerre en raison de dissensions politico-ethniques, alimentées par la rivalité entre le président Salva Kiir et son ancien vice-président Riek Machar.

Les deux camps ont conclu un cessez-le-feu le 29 août mais s’accusent mutuellement de le violer.

L’armée sud-soudanaise a ainsi accusé lundi la rébellion d’avoir mené de nouvelles attaques près de Malakal, capitale de l’Etat du Haut Nil (nord-est), mais a affirmé les avoir repoussées.

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