Somalie: les shebab revendiquent l’enlèvement de soldats ougandais

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Un soldat somalien en position près de la zone où des shebab ont perpétré une attaque à Mogadiscio, le 21 juin 2015 (AFP/Mohamed Abdiwahab)
Un soldat somalien en position près de la zone où des shebab ont perpétré une attaque à Mogadiscio, le 21 juin 2015 (AFP/Mohamed Abdiwahab)

Les jihadistes somaliens shebab ont affirmé mercredi détenir des soldats ougandais à la suite d’une attaque contre une position de la force de l’Union africaine en Somalie (Amisom), tandis que Kampala affirmait qu’aucun de ses militaires n’était porté disparu.

Les soldats sont dans une prison des moujahidines, a affirmé le porte-parole des shebab Abdiaziz Abu Musab dans un communiqué diffusé par la radio du groupe affilié à Al-Qaïda, Radio Andalus.

Ils sont en bonne santé et nous donnerons très prochainement leurs noms, leurs grades et d’autres détails, ajoute le communiqué sans préciser le nombre des soldats retenus en otage.

Les shebab ne peuvent sûrement pas affirmer détenir de nos soldats, c’est un pur mensonge, a affirmé le porte-parole de l’armée ougandaise Paddy Ankunda : ils ont peut-être emporté quelques uniformes, il est possible qu’ils déguisent quelques personnes pour monter une mise en scène.

Selon Kampala, douze soldats ougandais de l’Amisom avaient été tués lors de l’attaque de leur base par les shebab, le 1er septembre dans le sud de la Somalie.

Les shebab s’étaient rendus maîtres de la base de Janale durant quelques heures et avaient affirmé avoir tué une centaine de soldats de l’Amisom. Aucun soldat ougandais n’avait alors été porté disparu par Kampala.

Des sources militaires occidentales incorporés à l’Amisom avaient toutefois estimé qu’au moins 50 soldats ougandais avaient été tués et qu’une autre cinquantaine étaient portés disparus. Selon ces sources, quelque 25 soldats somaliens avaient également été tués.

Le porte-parole de l’armée ougandaise Paddy Ankunda a seulement affirmé que le bilan des combats de sources occidentales est faux.

L’Amisom, dont les 22.000 hommes épaulent les forces progouvernementales somaliennes, a chassé les shebab de Mogadiscio en 2011 et depuis de l’ensemble des localités d’importance qu’ils contrôlaient dans le sud et le centre somalien.

Les islamistes contrôlent néanmoins toujours de larges zones rurales du pays et ont abandonné le combat conventionnel pour des actions de guérilla et des attentats-suicides.

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